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Macron refuse toujours une fusion Renault-Nissan

Emmanuel Macron ne veut pas changer la structure de l'alliance.

Emmanuel Macron ne veut pas changer la structure de l'alliance. - Patrick Kovarick - AFP

Emmanuel Macron garde le même discours. Et il a réaffirmé ce mercredi 25 novembre que l'Etat français n'acceptera aucun changement dans la structure de l'alliance entre Renault et Nissan et rejette tout projet de fusion entre les deux groupes automobiles. "Il ne s'agit en aucun cas de rééquilibrer ou de transformer les équilibres de l'alliance qui a été conclue en 2002", a déclaré Emmanuel Macron au sujet de la montée de l'Etat au capital de Renault afin de s'y assurer des droits de vote doubles.

"Pour une raison simple: lorsque l'Etat français était au capital de Renault en 2002, nous avions plus de 40% du capital, et donc penser que cette opération a remis en cause les équilibres de l'alliance est une vue de l'esprit", a-t-il ajouté lors de la séance des questions d'actualité à l'Assemblée nationale. "En aucun cas nous n'accepterons que ces équilibres soient revisités (...) Il n'y a pas de projet de fusion, il n'y a pas de projet de délocalisation, il n'y a pas de projet de transfert d'actifs."

Un bras de fer est engagé depuis le printemps entre Carlos Ghosn, le PDG de Renault et Nissan, et le ministre de l'Economie. La brusque montée de l'Etat au capital de Renault en est à l'origine, Nissan considérant que la manoeuvre déséquilibre l'alliance.

D. L. avec Reuters