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Les syndicats signent peu à peu le plan social chez Renault Trucks

La CFDT a accepté de signer le PSE chez Renault Trucks.

La CFDT a accepté de signer le PSE chez Renault Trucks. - Mychele Daniau - AFP

La CFDT a signé l'accord. CFE-CGC l'avait déjà signé. Il limite à 25 le nombre de licenciements secs contre 200 initialement.

Les choses avancent chez Renault Trucks. Après la CFE-CGC, premier syndicat chez Renault Trucks (groupe Volvo), la CFDT a annoncé jeudi qu'elle signait l'accord limitant à 25 le nombre de licenciements secs dans le cadre du PSE. "L'ensemble des mesures de l'Accord Majoritaire a permis de réduire l'estimation des départs contraints de 200 à environ 25 licenciements", a souligné jeudi dans un communiqué de l'Inter CFDT Renault Trucks.

Selon le syndicat, qui a obtenu 28,1% des voix aux dernières élections professionnelles contre 28,4% pour la CGC, "le refus de signer porterait le nombre de licenciements contraints à 70". Un accord de ce type, pour être valide, doit être signé par des syndicats représentant au moins 50% du personnel de l'entreprise. Un Comité central d'entreprise se tenait jeudi matin chez Renault Trucks en banlieue lyonnaise, avant une signature officielle de l'accord dans les jours qui viennent.

Des mesures d'accompagnement plus favorables

La CFDT se félicite notamment d'avoir obtenu des mesures d'accompagnement plus favorables que celles mises en oeuvre dans le cadre d'un premier Plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) en 2014 et l'engagement du groupe Volvo à préserver la marque RT (Renault Trucks). Selon le syndicat, des mutations forcées seront également évitées vers les sites de Blainville (Calvados), Bourg-en-Bresse et Limoges, et il est prévu d'embaucher en CDI "50 cols bleus" dans les centres de production dès 2015.

Interrogée par l'AFP, la direction a confirmé que "la signature de l'Accord Majoritaire permet de restreindre ou de circonscrire le plan de réduction des effectifs au site de Lyon sans avoir à l'étendre sur d'autres sites du groupe Volvo en France". Elle n'a pas confirmé cependant le chiffre de 25 licenciements, parlant de "projection" à ce stade. La CGT doit encore se prononcer sur cet accord. Les syndicats (à l'exception de Sud) et la direction sont engagés depuis des mois dans des négociations qui avaient déjà permis de ramener le nombre de suppressions de postes de 512 à 480.

D. L. avec AFP