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Le secteur aéronautique demande la prolongation du chômage partiel pendant "au moins deux ans"

Invité sur BFM Business, Eric Trappier, président du Groupement des industries aéronautiques et spatiales françaises (Gifas) et PDG d Dassault, est revenu sur le situation du secteur aérien, totalement à l'arrêt.

L'exécutif veut, à tout prix, éviter le déclassement du secteur aéronautique tricolore, fleuron de l'industrie française. Dans cette optique, le gouvernement a présenté un plan de soutien qui va notamment passer par une prolongation du chômage partiel. Reste encore à connaître les modalités de cette mesure: combien de reste à charge pour l'entreprise et surtout sur quelle période?

"On discute, on attend les résultats mais c'est important pour la profession" explique ce mercredi Eric Trappier, président du Groupement des industries aéronautiques et spatiales françaises (Gifas) et PDG de Dassault, sur le plateau de 12H, l'Heure H. "On voudrait au moins deux ans parce que c'est à peu près le temps pour se remettre d'aplomb."

Un ou deux jours de chômage partiel par semaine

Evidemment, cette mesure ne signifie pas une mise sur la touche d'un salarié pendant deux ans, qui perdrait forcément en compétence. "Il y a des méthodes. On ne dit pas: pendant deux ans, certains ne font rien et d'autres travaillent à 100%" poursuit le patron de Dassault Aviation. "Il peut aussi y avoir des adaptations. Il faut déjà qu'on voit comment le marché va reprendre". Et le dirigeant d'évoquer notamment la possible mise en place d'un ou deux jours de chômage partiel par semaine.

Une chose est sûre: la mesure sera indispensable pour sauver les emplois. De nombreuses PME jouent déjà leur survie cet été et le nombre de plans sociaux risque de grimper en flèche. "On fait tout pour le réduire" assure Eric Trappier. "Mais on peut craindre qu'il y ait des suppressions d'emplois" y compris, peut-être, chez Dassault. Le PDG annoncera des mesures en juillet.

Thomas Leroy