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Le marché des bateaux de plaisance retrouve des couleurs

Le port de plaisance de la ville de Narbonne (image d'illustration)

Le port de plaisance de la ville de Narbonne (image d'illustration) - Florian Pépellin - Wikimedia Commons - CC

Sur les dix premiers mois de la saison 2015-2016, les immatriculations de bateaux de plaisance ont progressé de 1,8%, alors que le marché n'avait plus été en croissance depuis 2008, selon des chiffres révélés par le Figaro.

Voilà un marché qui commence à sortir la tête de l'eau. En effet, sur les dix premiers mois de l'exercice 2015-2016, les immatriculations de bateaux de plaisance ont rebondi de 1,8% selon les chiffres de la Fédération des industries nautiques, dévoilés par le Figaro ce mercredi 17 août. Une progression inédite depuis 2008. Et une hausse salutaire: selon la fédération, entre 2011 et 2014, les immatriculations de bateaux de plaisance avait reculé de près d'un tiers.

Dans le détail, les ventes de voiliers ont augmenté de 6,4% pour atteindre 1.613 navires vendus quand celles des bateaux à moteurs ont légèrement progressé de 0,8% à un peu plus de 6.900.

Rebond tardif

Ce rebond a mis du temps à venir. "Un voilier n'est pas un achat prioritaire. Sans doute les Français sont-ils plus pessimistes que leurs voisins? Ce manque de confiance est perceptible dans l'économie générale", explique au Figaro Hervé Gastinel, le PDG du groupe Bénéteau, qui représente près de 60% des ventes de bateaux de plaisance en France.

Toutefois le marché français ne pèse que 40% du chiffre d'affaires des entreprises tricolores du secteur. Or entre 2010 et 2014 le marché mondial (soit 8,5 milliards d'euros d'exportations) n'a quasiment pas progressé, comme le notait le Trésor dans une étude de 2015.

Interrogé en décembre dernier par le site actunautique.com, le président de la Fédération des industries nautiques, Yves Lyon-Caen se voulait optimiste. Il soulignait la "reprise du marché européen, en particulier dans des pays très sévèrement affectés par la crise, comme l'Italie, l'Espagne, et à un moindre degré la Scandinavie et la Grande-Bretagne".

"De la même façon que la France était rentrée dans la crise avec retard, nous pensons qu'elle devrait intégrer l'an prochain le peloton des pays dynamiques en matière de ventes de bateaux neufs !", prédisait-il alors.

J.M.