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Le gouvernement reporte au 1er janvier l'écotaxe poids lourds

Les sociétés de transport vont bénéficier d'un sursis avant l'entrée en vigueur de la taxe poids lourds.

Les sociétés de transport vont bénéficier d'un sursis avant l'entrée en vigueur de la taxe poids lourds. - -

L'exécutif a annoncé, ce jeudi 5 septembre, qu'il reporte de 3 mois l'application de cette taxe frappant les véhicules de plus de 3,5 tonnes. Le gouvernement justifie cette décision par des "dysfonctionnements".

L'annonce était attendue. Le gouvernement a acté, ce jeudi 5 septembre, le report au 1er janvier 2014 de l'écotaxe qui doit toucher les véhicules de plus de 3,5 tonnes circulant sur certains tronçons du réseau routier français. Ce qui constitue le second report : la date initiale avait été fixée à juillet 2013, avant d'être repoussée au 1er octobre 2013.

Dans un communiqué, les ministères du Budget et des Transports invoquent des "dysfonctionnements persistants". Car le calcul du montant de l'écotaxe s'établit en fonction du nombre de kilomètres parcourus mais aussi de la nature du réseau routier emprunté.

Une opération qui nécessite, d'une part, que les camions soient équipés d'un boîtier électronique et d'autre part la mise en place d'un réseau de portique qui collecteront les données. La gestion de ce dispositif technique a été confiée a un opérateur privé, Ecomouv. Or la phase de test grandeur nature, menée depuis le 29 juillet, n'a pas donné toute satisfaction.

L'action du précédent gouvernement mise en cause

"L'Etat n’a pas accepté de valider en l’état l’aptitude au bon fonctionnement du système et a demandé à son partenaire de livrer dans les meilleurs délais un dispositif corrigé, conformément au contrat de partenariat", indique le communiqué.

Les deux ministères attribuent la responsabilité de ces nombreux retards "au manque de préparation du dispositif et d’anticipation des difficultés", dont a fait preuve le gouvernement précédent.

Le principe de l'écotaxe est inscrit dans la loi "Grenelle 1" de 2009. Elle est destinée à compenser les pollutions et les dégradations de la chaussée et doit rapporter près de 1,2 milliard par an. Le surcoût pour les transporteurs, estimé à 8%, doit être répercuté sur les clients des routiers, pour les inciter à avoir recours à des modes de transports plus verts.

Coralie Cathelinais