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Le diesel fait de la résistance dans les flottes d'entreprises

Dans son rapport trimestriel, l'Observatoire du véhicule d'entreprise note que la part du diesel dans les flottes baisse vraiment très légèrement, et continue de flirter avec les 85% des achats totaux.

Le diesel fait de la résistance dans les flottes d'entreprises, note dans son dernier bilan trimestriel l'Observatoire dédié. Les entreprises restent très prudentes sur l'électrique, et la part du diesel approche encore les 85% de leurs achats au troisième trimestre.

Certes, cette part baisse, mais très légèrement, la motorisation diesel dominant toujours très largement le marché des flottes d'entreprises. Les professionnels changent beaucoup plus lentement que les particuliers qui, depuis le début de l'année, s'orientent majoritairement vers les motorisations essence.

Le diesel compétitif même sans avantage fiscal

Le gouvernement a beau multiplier les initiatives pour faire disparaître l'avantage fiscal du diesel sur l'essence, les habitudes sont tenaces. Il faut dire que même avec une fiscalité moins avantageuse, un moteur qui tourne au gazole reste très compétitif au-delà de 20.000 kilomètres par an, parce qu'il consomme moins qu'un moteur essence.

En outre, à la revente, le diesel décote beaucoup moins. Justement, les gestionnaires de flottes scrutent quotidiennement le marché de l'occasion. À terme, l'essence pourrait finir par s'imposer, admet l'un d'eux. Mais il estime que l'électrique et l'hybride vont encore peiner à percer.

Ce dynamisme du marché du diesel fait en tout cas les affaires des constructeurs français. Sur les deux millions de véhicules neufs vendus chaque année dans le pays, plus de la moitié sont achetés par des entreprises. Un marché des flottes d'entreprises sur lequel Renault et PSA s'octroient la part du lion.

Mathieu Sevin, édité par N.G.