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Le cadeau social d’Uber pour se faire aimer des chauffeurs et coursiers européens

Avec Axa, Uber a créé une couverture sociale pour ses chauffeurs et livreurs européens. L'annonce a été faite par  Dara Khosrowshahi, son PDG, lors du sommet Français Tech for Good.

Avec Axa, Uber a créé une couverture sociale pour ses chauffeurs et livreurs européens. L'annonce a été faite par Dara Khosrowshahi, son PDG, lors du sommet Français Tech for Good. - Robyn Beck / AFP

Lors du sommet Tech For Good organisé par Emmanuel Macron, Dara Khosrowshahi, CEO d'Uber, a annoncé la création de nouvelles protections sociales pour ses 150.000 chauffeurs et coursiers en Europe.

En prenant la succession de Travis Kalanick à la tête d’Uber, Dara Khosrowshahi devait taper fort et ne pas se contenter de créer un nouveau service. Emmanuel Macron lui en a donné l’occasion. Lors du sommet Tech for Good qui s’est tenu à l’Élysée, le nouveau patron d’Uber a dévoilé un plan inattendu qui pourrait changer son image.

Souvent attaqué pour ses pratiques sociales, Uber a décidé de prendre le contre-pied en créant une couverture sociale gratuite pour les chauffeurs et les livreurs qui travaillent avec ses applications mobiles. Ce service, créé en partenariat avec le groupe Axa sera ouvert le 1er juin. Il n’est pas seulement réservé aux 35.000 partenaires français, mais aux 150.000 qui travaillent dans toute l’Europe.

Revenu garanti en cas d'arrêt de travail

Le groupe californien proposait déjà une assurance depuis fin 2017, mais celle-là est bien plus protectrice. Elle couvre les coûts ou les pertes de revenus générés par des blessures pendant une course, mais aussi " les événements majeurs de la vie". Uber évoque les maladies graves, les blessures ou encore l'arrivée d'un enfant. Enfin, la protection du revenu sera garantie en cas d'arrêt de travail.

Pour un chauffeur, la seule condition pour en bénéficier est d’avoir effectué "150 courses dans les huit semaines précédant l'incident". Pour les coursiers à vélo d’UberEats, le seuil est fixé à 30 livraisons.

Dans un communiqué, l’Élysée estime qu’Uber est passé d’une situation de "passager clandestin" de la nouvelle économie, à celui d’une "entreprise qui remplit son rôle" social. Emmanuel Macron n’en attendait pas moins.

Début mars, le gouvernement avait annoncé qu'il comptait conclure un accord global avec les plateformes collaboratives pour améliorer la protection sociale de leurs collaborateurs. La couverture sociale d’Uber pourrait servir de modèle. Fera-t-elle oublier l’optimisation fiscale qui cause un manque à gagner d’environ 150 millions d’euros à Bercy en faisant transiter ses bénéfices par les Pays-Bas?

https://twitter.com/PascalSamama Pascal Samama Journaliste BFM Éco