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La SNCF exprime ses "regrets" pour un retard de 12 heures

La SNCF a exprimé ses regrets aux voyageurs d'un train entre Strasbourg et la frontière espagnole arrivé à destination avec plus de 12 heures de retard et a promis une compensation exceptionnelle. Les voyageurs ont parlé "d'enfer" après avoir passé plus d

La SNCF a exprimé ses regrets aux voyageurs d'un train entre Strasbourg et la frontière espagnole arrivé à destination avec plus de 12 heures de retard et a promis une compensation exceptionnelle. Les voyageurs ont parlé "d'enfer" après avoir passé plus d - -

PARIS (Reuters) - La SNCF a exprimé mardi ses regrets aux voyageurs d'un train entre Strasbourg et la frontière espagnole arrivé à destination avec...

PARIS (Reuters) - La SNCF a exprimé mardi ses regrets aux voyageurs d'un train entre Strasbourg et la frontière espagnole arrivé à destination avec plus de 12 heures de retard et a promis une compensation exceptionnelle.

Les voyageurs ont parlé "d'enfer" après avoir passé plus de 24 heures à bord de ce train dont les toilettes étaient bouchées, le chauffage et l'éclairage étant défaillants.

Ils se sont vu offrir un plateau repas pour deux voyageurs et le personnel ne leur a donné aucune information.

Le train de nuit 4295 parti de Strasbourg dimanche soir à 21h30 locales est arrivé à destination lundi soir peu après 22h00 à Perpignan, d'où certains passagers ont poursuivi le voyage en bus et en taxi.

"Ce train a fait l'objet d'une succession exceptionnelle d'incidents", a expliqué la SNCF dans un communiqué. Il y a eu d'abord un changement de conducteur très long à Belfort, une panne de motrice, et d'autres retards dus à l'expulsion de passagers ivres et à un incident sur la voie.

La SNCF a annoncé qu'elle rembourserait intégralement le prix du billet et offrirait un aller-retour gratuit supplémentaire à chacun des voyageurs.

"Il s'agit d'un incident grave mais isolé dans une période de grand froid et de neige où 97% des trains ont circulé. L'enquête interne en cours permettra de savoir si le retard cumulé aurait pu être réduit", assure la compagnie.

La CGT, principal syndicat à la SNCF, a en revanche imputé l'incident à ce qu'elle voit comme un changement de culture, du service public à la société commerciale.

"Cet événement est la résultante des politiques menées à la SNCF depuis plusieurs années. Pour la Fédération CGT des cheminots, quand une entreprise publique comme la SNCF se détourne du service public pour faire du business, il est prévisible que les voyageurs et les cheminots en subissent les conséquences", dit le syndicat dans un communiqué.

Il met en cause l'organisation des réserves de personnel, responsable à ses yeux de l'imbroglio sur le changement de conducteur du train 4295, et la spécialisation des ateliers d'entretien des locomotives, qui expliquerait les problèmes liés à la réparation de la motrice.

Thierry Lévêque, édité par Yves Clarisse