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La guerre Boeing-Bombardier tourne à l'avantage du canadien

Bombardier a remporté une bataille face à Boeing.

Bombardier a remporté une bataille face à Boeing. - Eric Piermont - AFP

Les taxes appliquées par les États-Unis sur les CSeries de l'avionneur canadien ont été jugées injustifiées par une autorité indépendante.

La Commission américaine du commerce international (USITC) a estimé que les taxes appliquées par les États-Unis sur les avions CSeries du canadien Bombardier étaient injustifiées rejetant ainsi les demandes de Boeing, appuyées par le ministère américain du Commerce.

Les membres de l'USITC, une autorité indépendante, ont jugé à l'unanimité (4 voix contre 0) que les industriels américains, en l'occurrence l'avionneur Boeing, n'étaient pas affectés par le programme de son concurrent canadien.

En décembre, le ministère américain du Commerce avait, lui, estimé que ces appareils de 100 à 150 sièges bénéficiaient de subventions du gouvernement canadien et qu'ils étaient vendus en dessous de leur prix de fabrication. Il avait alors fixé d'une part des droits devant compenser les subventions publiques (dits "compensateurs") à 212,39%, et d'autre part un taux anti-dumping à 79,82%.

Une décision très rare

Le constructeur canadien Bombardier a immédiatement crié victoire après la décision de l'USITC.

Il est très rare que cette haute autorité ne suive pas les décisions du ministère du Commerce américain.

Dans sa plainte, Boeing avait estimé que Bombardier avait vendu chaque CS100 à 19,6 millions de dollars américains pour un coût de fabrication de 33,2 millions. Au prix catalogue 2017, le CS100 est proposé à 79,5 millions de dollars l'unité. Pour autant, les prix catalogues ne reflètent jamais ceux réellement payés par les compagnies qui négocient toujours d'importants rabais.

Y.D. avec AFP