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La facture du "Dieselgate" s'alourdit encore pour Volkswagen

Le groupe a essuyé une perte nette de 1,6 milliard d'euros en 2015.

Le groupe a essuyé une perte nette de 1,6 milliard d'euros en 2015. - AFP - Mark Ralston

Le constructeur automobile a dégagé un bénéfice d'exploitation en recul de 22% au premier semestre, en raison de nouvelles provisions pour faire face aux coûts en hausse du scandale des moteurs truqués.

Le trucage de 11 millions de véhicules continue de pénaliser Volkswagen. Le constructeur automobile allemand a annoncé ce mercredi avoir passé de nouvelles provisions au premier semestre pour faire face au scandale des moteurs truqués, qui continue de peser sur ses comptes.

"Risques juridiques"

Le mastodonte aux douze marques (Volkswagen, Audi, Seat, Skoda, MAN, Porsche entre autres) a dégagé un bénéfice d'exploitation en repli de 22%, à 5,3 milliards d'euros au premier semestre, selon un communiqué. Sur cette période, le groupe de Wolfsburg a passé une provision de 2,2 milliards d'euros, "en grande partie liée à de nouveaux risques juridiques survenus principalement en Amérique du Nord". 

Visé par plusieurs enquêtes dans le monde, le groupe a dû essuyer en 2015 une perte nette de 1,6 milliard d'euros, la première depuis plus de vingt ans, sous l'effet des quelque 16 milliards d'euros mis de côté pour faire face aux suites du scandale. 

Selon les procureurs des États de New York, du Maryland et du Massachusetts, la fraude ne date pas d'hier. Ils soutiennent que Volkswagen a développé six générations de logiciels fraudeurs, et ce dès 1999 en Europe (comme l'indiquait le Handelsblatt en avril) et à partir de 2008 outre-Atlantique. 

Enquêtes en Europe et au Canada

Fin juin, Volkswagen avait accepté de verser aux États-Unis environ 15 milliards de dollars pour clore un premier volet civil de cette affaire. Le groupe fait l'objet d'une enquête pénale et doit encore répondre du trucage de moteurs sur environ 100.000 véhicules de 3 litres de cylindrées. Il est aussi confronté à une cascade de poursuites et d'enquêtes dans le reste du monde, notamment en Europe ou au Canada.

Le groupe a par ailleurs confirmé ses objectifs pour l'année, à savoir une marge opérationnelle, mesure de sa rentabilité, comprise entre 5 et 6%, et sur un repli jusqu'à 5% de son chiffre d'affaires.

A.R. avec AFP