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La deuxième boîte noire du vol Rio-Paris repêchée

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La deuxième boîte noire - l'enregistreur de conversations - du vol Rio-Paris, disparu en mer en juin 2009 avec 228 personnes à son bord, a été repêchée au large du Brésil, a annoncé ce mardi le Bureau d'enquêtes et analyses (BEA).

Selon le communiqué du BEA, "l'enregistreur phonique - Cockpit Voice Recorder (CVR) - a été localisé et identifié par l'équipe d'enquête à 21h50 GMT lundi. Il a été remonté par le robot Remora 6000 à bord du navire Ile de Sein à 02h40 GMT ce mardi matin", a-t-il ajouté.

Le vol AF447 Rio de Janeiro-Paris a disparu en mer le 1er juin 2009 avec 228 personnes à son bord. L'épave de l'avion a été localisée début avril, 22 mois après l'accident, à 3.900 mètres de profondeur. Le BEA avait annoncé dimanche la découverte de la première boîte noire contenant les paramètres de vol, qui semble en bon état.

"C'est très encourageant mais il faut rester prudent"

Pouvoirs publics et familles des victimes espèrent que cette découverte permettra une avancée significative dans l'enquête sur la catastrophe. "C'est très très encourageant pour toutes les familles de victimes même s'il faut rester prudent en attendant de voir dans quelle mesure l'enregistreur pourra être exploité", a déclaré Jean-Baptiste Audousset, président de l'association Entraide et Solidarité AF447.

"L'analyse ne peut se faire qu'à Paris"

Les autorités espèrent aussi que les données recueillies permettront à l'ensemble du secteur aérien de tirer les enseignements de la catastrophe. Un problème sur les sondes de mesure de vitesse de type Pitot, fabriquées par Thales, qui équipaient les A330 et A340, a été avancé comme une cause possible. Ces petits tubes placés à l'avant de l'appareil givraient à haute altitude. Mais le BEA pense que cette défaillance, si elle était confirmée, ne suffirait pas à expliquer l'accident.

La boîte noire retrouvée dimanche sera ramenée à Paris d'ici huit à dix jours mais les enquêteurs restent prudents sur son exploitation. "Une chose est claire, c'est que même si la boîte n'a pas l'air endommagé, on ne peut pas se prononcer sur son fonctionnement tant qu'on ne l'a pas ouverte", a dit à Reuters une porte-parole du BEA. "Cela demande des équipements extrêmement pointus. L'analyse ne peut se faire qu'à Paris."

La Rédaction, avec Reuters