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La Commission européenne fait une descente au siège de BMW à Munich

L'inspection de la Commission européenne, liée à l'enquête qui vise cinq constructeur allemands, a eu lieu lundi 16 novembre 2017 au siège bavarois de BMW.

L'inspection de la Commission européenne, liée à l'enquête qui vise cinq constructeur allemands, a eu lieu lundi 16 novembre 2017 au siège bavarois de BMW. - Christof Stache-AFP

La Commission européenne a effectué des inspections au siège bavarois de BMW pour enquêter sur une affaire de cartel impliquant aussi quatre autres groupes automobiles allemands (Audi, Volkswagen, Porsche et Daimler).

BMW a reçu la visite des inspecteurs de la Commission européenne. Cette "descente" liée à l'enquête sur une suspicion de cartel qui vise cinq groupes automobiles allemands, a eu lieu à Munich, où se trouve son siège.

De son côté, l'exécutif européen a simplement affirmé avoir effectué des inspections non annoncées chez un constructeur automobile en Allemagne, sans dire lequel, dans le cadre d'une enquête sur un cartel impliquant plusieurs groupes automobiles allemands.

L'entente engloberait les systèmes de filtration d'émissions polluantes

Des soupçons d'entente avait été révélés cet été par les médias allemands. En juillet 2017, l'hebdomadaire Der Spiegel avait lancé l'affaire: selon lui, BMW, Daimler, Volkswagen, Audi et Porsche ont eu pendant plus de 20 ans des réunions secrètes pour s'accorder sur nombre d'aspects techniques de leurs voitures, notamment sur le système de filtration des émissions polluantes, lésant ainsi possiblement consommateurs et sous-traitants.

La Commission européenne, gardienne de la Concurrence dans l'UE, précise que ses inspections ont eu lieu le lundi 16 octobre et que des inspecteurs de l'Office allemand des cartels étaient présents. "Les inspections sont des étapes préliminaires dans le cadre d'enquêtes sur des activités" soupçonnées d'être "anticoncurrentielles", a-t-elle précisé dans son communiqué.

Daimler coopère avec la Commission européenne

Dans le cas du secteur automobile allemand, la Commission européenne a aussi confirmé que le groupe Daimler coopérait avec elle et qu'il bénéficiait de son programme de clémence, après lui avoir fourni un certain nombre d'informations.

Interrogé par l'AFP, un porte-parole de Volkswagen a dit "ne pas avoir reçu jusqu'ici la visite des inspecteurs de la Commission, ni à Wolfsbourg (siège de la compagnie, ndlr), ni à Ingoldstadt". À la Bourse de Francfort, les actions des groupes automobiles étaient malmenées après la confirmation des inspections chez BMW.

La Commission européenne peut infliger de lourdes amendes aux entreprises qui s'entendent entre elles, le record ayant été atteint le 19 juillet 2016. L'Union européenne avait alors infligé une amende de 2,93 millards d'euros à quatre fabricants européens de camions, accusés de s'être entendus pendant 14 ans sur les prix de vente de leurs poids lourds.

F.Bergé avec AFP