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L'Etat compte rester au capital de Renault

L'Etat détient 15% dans Renault.

L'Etat détient 15% dans Renault. - -

Le directeur de l'Agence des participations de l'Etat, David Azéma, a indiqué, ce mercredi 26 février, que Paris ne compte pas réduire sa présence au capital du constructeur automobile. Il estime que l'entreprise n'est pas arrivée à l'apogée de son alliance avec Nissan.

L'Etat n'a pas l'intention de sortir du capital de Renault, société dont il détient 15%. "Cette entreprise n'est pas au bout stratégiquement de ses différentes étapes de développement puisque l'alliance qu'elle a constituée avec Nissan (...) a des formes qui ne sont probablement pas encore totalement abouties et il nous paraît utile de rester au capital tant que cette hypothèque n'est pas levée", a justifié David Azéma, le directeur général de l'Agence des participations, s'exprimant devant la Commission des finances du Sénat, ce mercredi 26 février.

"Je pourrais vous dire la même chose d'Air France où je crois que la présence de l'Etat au capital de cette entreprise stabilise cette entreprise, lui évite d'être regardée comme une cible potentielle par certains et lui permet de traverser plus sereinement une période dans laquelle toutes les hypothèses stratégiques ne sont pas supprimées", a-t-il poursuivi.

L"'horizon n'est pas déterminé" sur PSA

Quant à PSA, dans lequel l'Etat s'apprête à entrer aux côtés du groupe chinois Dongfeng, "l'horizon n'est pas déterminé".

"Je pense que l'Etat ne reverra sa présence fondamentalement dans cette entreprise que dès lors qu'il sera absolument convaincu que le futur stratégique de l'entreprise est assuré, que son développement est garanti, que son succès est sur les rails", a affirmé David Azéma.

Le 13 février dernier, Jean-Marc Ayrault avait, lui, affirmé que l'Etat ne comptait pas réduire sa participation dans EDF de 84%. La vente d'actifs ne devait pas servir à "boucher des trous du budget de l'Etat" mais à "réinvestir dans le capital d'une entreprise", expliquait-il.

Les trois actionnaires de PSA n'agiront pas forcément de concert

Revenant sur la transformation de PSA David Azéma a prévenu que "vous allez avoir une société qui est véritablement non co-contrôlée, dans laquelle vous n'avez pas de concert de contrôle mais trois actionnaires de poids qui ne seront pas nécessairement d'accord sur tout".

"De plus l'État, en échange du renflouement de PSA, n'a pas exigé de contreparties particulières, en dehors d'une représentation au conseil de surveillance et d'"un certain nombre de principes dans la gouvernance", a-t-il rappelé.

"Ca n'est pas le propre de l'opération au capital", a-t-il fait valoir. "Les ministères concernés sont évidemment aux premières loges des opérations industrielles et de restructuration qui s'opèrent dans le groupe PSA, en veillant à ce que les intérêts nationaux soient les mieux préservés sous les contraintes de restructuration." Pour autant, "ceci s'est fait, se fait, se fera indépendamment de la présence au capital", a insisté David Azéma.

J.M. avec Reuters