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Ile-de-France: les nuits d'hôtel bientôt taxées pour financer le métro?

Avec cette taxe, les touristes seraient mis à contribution pour financer les transports en commun.

Avec cette taxe, les touristes seraient mis à contribution pour financer les transports en commun. - -

Le syndicat des transports d'Ile-de-France a demandé au gouvernement, le 5 juin, de créer une taxe régionale de 2 euros par nuit d'hôtel. Les 140 millions ainsi récoltés par an seraient dédiés à l'amélioration des transports en commun.

Le Syndicat des transports d'Ile-de-France (Stif) que préside le socialiste Jean-Paul Huchon réclame la création d'une nouvelle taxe. Dans un avis adopté le 5 juin, son conseil d'administration demande la mise en place d'une taxe régionale sur les nuits d'hôtels d'un montant de deux euros.

Le Stif craint en effet pour le financement de ses projets de renforcement des infrastructures des transports en commun. Il rappelle donc à l'Etat ses engagements, pris en juillet 2013, dans le cadre d'un protocole de financement des transports franciliens. Ce dernier prévoyait un engagement budgétaire d'un milliard et l'identification de 150 millions d'euros par an de nouvelles ressources régionales.

Le gestionnaire des transports demande à l'Etat de se prononcer avant la tenue du prochain conseil d'administration, programmé en juillet.

140 millions d'euros par an

Si le gouvernement retient cette idée de taxe sur les nuitées, le syndicat des transports table sur des recettes de 140 millions d'euros par an. Cette estimation est réalisée à partir de la fréquentation touristique dans la région, où 68,3 millions de nuitées hôtelières ont été recensées en 2012 par le Comité régional du tourisme.

"Une taxe régionale de séjour de deux euros par nuit constituerait la piste la plus adéquate, mettant à contribution de manière marginale les touristes pour le financement des transports collectifs", souligne aujourd'hui le Stif.

Car faute de financement, certains projets semblent compromis, comme prolongement de la ligne de RER E jusqu'à Mantes-la-Jolie (Yvelines), ou encore celui qui doit permettre à la Ligne 11 d'aller jusqu'à Rosny-sous-bois (Seine-Saint-Denis), met en garde le Stif.

C.C.