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Gratuité des autoroutes: Valls recadre Royal

Manuel Valls contredit Ségolène Royal sur la gratuité des autoroutes le week-end

Manuel Valls contredit Ségolène Royal sur la gratuité des autoroutes le week-end - Eric Feferberg - AFP

Le Premier ministre a affirmé que la gratuité des autoroutes le week-end est une éventualité qu'il ne faut pas envisager. Il contredit ainsi les propos prononcés quelques heures auparavant par la ministre de l'Ecologie Ségolène Royal.

Manuel Valls recadre Ségolène Royal. A la sortie d'une réunion au Sénat, le Premier ministre, a déclaré "je crois que (la gratuité le week-end) est une éventualité qu'il ne faut pas envisager", contredisant ainsi la ministre de l'Ecologie, qui s'était, elle, prononcée en faveur de cette option.

"Il y a 20% de tarif en trop, puisque quand une autoroute fait payer 100 euros, il y a 20 euros de trop qui sont empochés. Ce que je souhaite, c'est qu'il y ait baisse des tarifs autoroutes de 10%, avec une gratuité par exemple le week-end", avait-t-elle déclaré plus tôt sur RTL.

Les représentants des sociétés d'autoroutes ainsi que l'Association des sociétés françaises d'autoroute étaient justement reçus peu après ces propos à Matignon autour du Premier ministre, dont le discours a été bien moins incendiaire à la sortie de l'entrevue d'une heure et demie.

Un partenariat "gagnant-gagnant"

Sur le perron de Matignon, Manuel Valls a souhaité "un partenariat gagnant-gagnant entre l'Etat (et) les sociétés concessionnaires des autoroutes", en soulignant que "la parole de la France évidemment sera honorée, ne sera jamais remise en cause", en allusion aux contrats difficilement renégociables régissant les concessions. 

"Moi je souhaite que ce débat se déroule dans la sérénité et dans l'intérêt de tous, et ça a été le sens de cette réunion. Il y aura donc maintenant dans les semaines qui viennent des réunions de travail entre ces sociétés (d'autoroute) et le ministère des Transports et Bercy pour trouver un accord qui soit profitable à tous, à l'Etat, aux usagers et à l'économie française", a-t-il dit.

Le plan de relance autoroutier validé par Bruxelles

Le Premier ministre a dit vouloir arriver à un accord "dans les prochaines semaines". "Je pense que ça peut aller vite, à condition encore une fois qu'on privilégie l'intérêt général", a-t-il plaidé.

Il a également fait savoir que Bruxelles avait validé le plan de relance autoroutier, qui prévoit des investissements de plus de 3 milliards d'euros en échange d'un allongement des durées de concessions.

"Nous avons obtenu de la Commission européenne son aval pour un allongement des concessions afin précisément d'avoir plus de 3 milliards d'investissement, c'est bon pour l'économie française et c'est bon pour l'emploi", a-t-il dit à l'issu d'une réunion avec les dirigeants de ces sociétés.

J.M. et Y.D. avec agences