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Gazole: le ministre des transports opposé au relèvement de son prix

Le minsitre des Transport ne souhaite pas relever la taxation du diesel, pour ne pas fragiliser les entreprises.

Le minsitre des Transport ne souhaite pas relever la taxation du diesel, pour ne pas fragiliser les entreprises. - -

Pour préserver la compétitivité des entreprises, Frédéric Cuvillier ne souhaite pas l’alignement de la taxation du diesel sur celle de l’essence.

Les utilisateurs de gazole se sont trouvés un allier de poids en la personne du ministre délégué aux Transports. Frédéric Cuvillier a déclaré, jeudi 3 janvier sur RMC, ne pas être favorable à l’alignement des taxes du diesel sur celle de l’essence.

Actuellement ce carburant est taxé à 0,65 euro le litre contre 0,86 euro pour le sans-plomb. Une fiscalité plus attractive qui a conduit de nombreux professionnels à opter pour ce carburant . "Le gasoil touche essentiellement des professionnels, les professionnels de la route, qu'ils soient taxis, qu'ils soient routiers, et je n'oublie pas les pêcheurs, le transport maritime", a expliqué Frédéric Cuvillier.

C’est justement pour qu’ils puissent rester compétitifs que le ministre ne souhaite pas revenir sur cet avantage. Pour lui, il ne faut pas " fragiliser des professions de transport qui sont aujourd'hui dans des situations très tendues".

Mais le gazole est aussi très prisé des particuliers, puisque plus de la moitié du parc automobile l’utilise. Un alignement de la taxation pourrait conduire à payer 10 euros de plus chaque plein.

Un manque à gagner de plus de 2 milliards

Reste que le maintien de la compétitivité ne doit pas occulter les aspects environnementaux et sanitaires. "La question du transport sur l'impact environnemental est majeur. C'est pourquoi, avec la ministre de l'Ecologie et de l'Energie, Delphine Batho, nous aurons à regarder tout le dispositif". Il a indiqué vouloir trouver une solution "judicieuse", qui tiennent compte des intérêts de chacun.

L’alignement de la taxation du diesel sur celui de l’essence est un sujet régulièrement débattu. Le Comité sur la fiscalité écologique, lors de sa mise en place en décembre, s'est prononcé pour. Il a indiqué qu’il comptait bien soumettre cette idée au gouvernement pour qu’il l’inscrive au projet de loi de finances de 2014.

L’objectif de cette instance est de de dégager, d’ici à 2016, 3 milliards d’euros de recettes fiscales qui financeront le Pacte national pour la croissance, la compétitivité et l'emploi. La fiscalité avantageuse du diesel représente un manque à gagner de 2,1 milliards d’euros pour l’Etat.

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