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G7 exige des bornes de recharge dédiées aux professionnels pour faire passer les taxis au tout électrique

Taxis G7 veut faire passer son parc à 100% "Green" en 2027 mais réclame des stations dédiées aux professionnels

Taxis G7 veut faire passer son parc à 100% "Green" en 2027 mais réclame des stations dédiées aux professionnels - KENZO TRIBOUILLARD

Taxis G7 annonce que déjà 50% de ses affiliés font partie de son programme "GreenCab" mais déplore la faible part des véhicules rechargeables, hybrides ou 100% électrique. Il réclame des stations dédiés aux taxis pour inciter les chauffeurs.

La vague "GreenCab" avance pour les taxis G7. Lors d'une conférence, Nicolas Rousselet, président de la compagnie, a fait un point sur l'avancée du parc de véhicules hybrides et électriques parmi ses affiliés. Ils sont actuellement 50%, soit 4525 véhicules, sur plus de 9000.

"Nous avions fait cette promesse et nous l'avons tenu. Désormais, nous nous engageons à faire évoluer cette part à 75% en 2024 et à 100% en 2027", a déclaré Nicolas Rousselet en affirmant que la G7 est la 1ère flotte de taxis verts d'Europe.

Mais sur ce parc, seulement 85 véhicules sont des hybrides rechargeables et 76 véhicules 100% électriques, soit environ 4% de la flotte "GreenCab" reconnaissable à son logo représentant une prise électrique verte.

Le président de Taxi G7 reconnait ce déséquilibre, mais selon lui, la responsabilité repose sur le faible nombre de stations de recharge qui plus est sont utilisées par les particuliers. La région Île-de-France compte déployer 12.000 bornes de recharges d'ici à 2023. Actuellement, la région compte 736 bornes ouvertes au public selon le site Automobile Propre.

On ne peut pas aller plus vite dans l'électrique. Nous avons besoin de stations de recharge rapide dédiés aux professionnels. Il en faudrait une par arrondissement et une dans chaque ville de la petite couronne", explique Nicolas Rousselet en appelant les municipalités à lancer des appels d'offres.

"On aimerait que ça aille plus vite", réclame le dirigeant en signalant qu'une municipalité, sans dire laquelle, a déjà installé une place de recharge par induction électromagnétique dans une station de taxi. Mais actuellement, seul un modèle semble compatible: la BMW 530e avec 3h30 pour récupérer 30 à 40 kilomètres d'autonomie. Pas de quoi intéresser un professionnel faisant 300 km chaque jour.

Fin des diesel dès janvier 2022

Le dirigeant dit avoir adressé des demandes aux différents maires, un seul aurait répondu, sans indiquer lequel. Ces bornes devront être installées en surface, en non pas dans des parkings souterrains. Elles seront réservées aux taxis. Nous avons demandé si les VTC pourraient y avoir accès, la question est restée sans réponse.

Taxis G7 se montre pourtant pressé de faire disparaitre de sa flotte les véhicules les plus polluants. Nicolas Rousselet a annoncé qu'il n'acceptera plus les diesels neufs dès janvier 2022 et les véhicules à essence en 2023.

Pour aider les chauffeurs à s'équiper, la compagnie a créé un dispositif pour former les chauffeurs, les informer sur les subventions dont ils pourraient bénéficier et les aider dans l'installation de prise à domicile pour ceux qui le peuvent.

Elle a aussi conclu des partenariats avec des constructeurs automobiles pour offrir aux chauffeurs des tarifs négociés. Si le montant des remises n'a pas été divulgué, Nicolas Rousselet a dévoilé les marques concernées: Toyota, Lexus, Skoda et Ford. Aucun constructeur français n'a été retenu.

"Il n'y a pas encore de berline électrique française susceptible d'être utilisée par la profession", déplore Nicolas Rousselet. Actuellement, seule la 508 pourrait faire partie de la liste avec la version hybride rechargeable qui pose la question de la recharge soulevée par le dirigeant de G7.

Quant aux SUV, la compagnie ne les accepte pas dans ses rangs. "Ces véhicules sont trop imposants, trop agressifs, ils ne correspondent pas à nos valeurs".

Pascal Samama
https://twitter.com/PascalSamama Pascal Samama Journaliste BFM Éco