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Fragilisés par la crise, les aéroports français réclament l'aide de l'Etat 

"C'est un effondrement absolument majeur et brutal" du trafic aérien à Paris mais aussi dans l'ensemble des aéroports gérés dans le monde par Groupe ADP, déplore le directeur général d'ADP

"C'est un effondrement absolument majeur et brutal" du trafic aérien à Paris mais aussi dans l'ensemble des aéroports gérés dans le monde par Groupe ADP, déplore le directeur général d'ADP - Thomas Samson / AFP

Alors que le trafic aérien est à l'arrêt, l'Union des aéroports français a demandé le soutien des pouvoirs publics pour éviter la faillite.

Les aéroports "en péril" ont demandé l'aide de l'Etat pour garantir leur "pérennité" à travers le prolongement des mesures de chômage partiel et la prise en charge par l'Etat du coût des missions de sûreté et de sécurité, a annoncé l'Union des aéroports français (UAF) lundi.

Avec un trafic aérien quasiment à l'arrêt, "de nombreux aéroports sont aujourd’hui totalement fermés au trafic commercial" et "les équilibres économiques des aéroports sont (...) clairement fragilisés et leur pérennité menacée", a indiqué l'UAF dans un communiqué.

L’organisation indique avoir "adressé deux demandes pressantes auprès des pouvoirs publics". La première est de "pouvoir continuer à bénéficier des taux actuels de prise en charge par l’Etat du chômage partiel au-delà du 1er juin compte tenu des contraintes fortes pesant sur la reprise du transport aérien".

Aéroports en péril

Par ailleurs, "l'Etat doit assumer sur son budget le coût du déficit de financement 2020 des missions régaliennes de sûreté et sécurité aéroportuaires (estimé aujourd’hui à 500 millions d’euros)", selon l'UAF.

Les missions de sûreté et sécurité aéroportuaires sont financées par la taxe d’aéroport assise sur le billet d’avion. "L’absence de réponses concrètes et immédiates à ces deux demandes vient mettre en péril les aéroports et leurs milliers d'emplois", poursuit l'UAF.

Dégradation de la compétitivité 

Sans solutions rapides, les aéroports seraient dans l'incapacité "d’assurer dans les prochaines semaines le paiement des sociétés de sûreté, et par conséquent le redémarrage du trafic".

"Le déficit 2020, cumulé avec la baisse prévisible du trafic passager, entraînera à l’avenir une augmentation insoutenable de la taxe d’aéroport et donc une dégradation très forte de la compétitivité des aéroports français soumis à la concurrence de leurs homologues européens", poursuit l'organisation.

TL avec AFP