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Ferroviaire: un comité d'orientation de R&D afin d'innover plus vite

Image d'illustration - Des trains de plusieurs compagnies arrêtés en gare.

Image d'illustration - Des trains de plusieurs compagnies arrêtés en gare. - THOMAS COEX / AFP

Cette entité qui s'inscrit dans le cadre du plan France relance sera chargée de valider parmi 46 projets présentés par une centaine d'entreprises et une vingtaine de laboratoires.

L'Etat veut encore renforcer la capacité d'innovation de la filière ferroviaire pour l'accompagner dans les défis futurs. Jean-Baptiste Djebbari, ministre délégué chargé des Transports, Agnès Pannier-Runacher, ministre déléguée chargée de l’Industrie et le Comité stratégique de filière (CSF) ferroviaire, représenté par son président Henri Poupart-Lafarge, président d’Alstom, ont ainsi signé ce jour un avenant du contrat de filière du CSF ferroviaire.

Il prévoit la création d'un comité d'orientation de la recherche et développement et de l'innovation du ferroviaire (CORIFER).

Cette entité qui s'inscrit dans le cadre du plan France relance et du quatrième programme d'investissements d'avenir, sera chargée de valider parmi 46 projets présentés par une centaine d'entreprises et une vingtaine de laboratoires.

Rester le numéro 3 mondial

Des projets d'innovation qui couvrent les thématiques de la transition écologique et décarbonation de la filière ; de la protection sanitaire et sûreté ; des nouvelles solutions technologiques au service de la performance et de la compétitivité ; du matériel roulant et service du futur ; du train léger et nouvelles mobilités partagées ; et de la robustesse et adaptabilité du réseau ferroviaire digitalisé.

"Ce document souligne la mobilisation de la filière ferroviaire française en faveur d’une industrie décarbonée, innovante et active à l’export", souligne le gouvernement.

"Je salue la signature de l’avenant au contrat de filière, qui place l’innovation et la cohésion au cœur des enjeux de la filière ferroviaire. Le CORIFER est à ce titre une grande première pour les entreprises du ferroviaire et doit permettre de financer des projets ambitieux en faveur des transitions environnementale et numérique des mobilités. Les projets proposés réunissent des dizaines d’entreprises (PME et ETI), des centres de recherche, des universités (près de 20 laboratoires) et des collectivités, témoignant du dynamisme de la filière", commente Agnès Pannier-Runacher.

Extension du projet CARE

"L'ensemble de ces dispositifs vont nous permettre de maintenir notre troisième position mondiale dans le ferroviaire et de renforcer les positions où nous sommes leader mondial, c'est de ça dont il est question, de construire l'industrie du futur, celle qui est digitalisée et décarbonée en créant de l'emploi sur le territoire français", a fait valoir la ministre.

Dans le même temps, est annoncé l’extension à l’échelle nationale du projet CARE qui vise à renforcer la compétitivité des PME du ferroviaire avec l’appui des donneurs d’ordre et financé grâce au soutien de l’Etat.

Ce dernier apportera une subvention de 729.000 euros à l’association CARE pour accompagner cette extension et soutenir 108 entreprises sur une période de trois ans.

Olivier Chicheportiche Journaliste BFM Business