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Ecomouv' supprime la totalité de ses effectifs

Ecomouv' compte 210 salariés répartis entre Metz et Paris.

Ecomouv' compte 210 salariés répartis entre Metz et Paris. - Philippe Huguen - AFP

La direction de l'entreprise a annoncé, ce mardi 9 décembre, qu'elle allait mener un plan social supprimant l'ensemble des 210 postes qu'elle compte. Une décision qui fait suite à la dénonciation du contrat liant l'entreprise et Ecomouv'.

Le couperet est finalement tombé. La direction d'Ecomouv' a annoncé ce mardi 9 décembre un plan social qui va aboutir à la suppression de tous les postes de l'entreprise, soit 210. 160 sont basés à Metz et une cinquantaine à Paris.

Pour justifier ces suppressions de postes Ecomouv' invoque sans surprise la suspension de l'écotaxe, décrétée le 9 octobre dernier par le gouvernement, qui avait ensuite débouché sur la résiliation du contrat entre l'Etat et Ecomouv'.

Cette décision entraîne "des conséquences irrémédiables et rédhibitoires pour l'activité et l'avenir de la société", explique Ecomouv' dans un communiqué.

"En effet, la société Ecomouv' SAS a été créée avec une mission unique et exclusive: l'exécution du contrat de partenariat signé le 20 octobre 2011 avec l'Etat. La direction d'Ecomouv' est donc contrainte de présenter un projet de cessation de ses activités et de suppression de tous les emplois existants pour motif économique", ajoute l'entreprise.

Des reclassements recherchés

En visite le 24 novembre à Metz, le président François Hollande avait rencontré une délégation de représentants du personnel d'Ecomouv', société dont 157 employés sont basés dans cette ville.

"Des discussions sont en cours avec l'actionnaire pour trouver les moyens de les maintenir dans l'emploi, de leur garantir leurs salaires à court terme et de les orienter professionnellement à plus long terme", avait alors affirmé l'entourage du président de la République.

De son côté, la direction d'Ecomouv' a affirmé mardi qu'elle "mobilisera ses ressources pour identifier des possibilités de reclassement en France, et dans la mesure du possible dans la région de Metz".

"Ecomouv' demandera également à l'Etat français une mobilisation de ses propres services décentralisés afin de l'aider à gérer l'impact social d'un projet qui est la conséquence directe et exclusive de sa décision unilatérale de résilier le contrat de partenariat qui le liait à Ecomouv'", selon la même source.

L'économie circulaire comme source de salut?

Le secrétaire d'Etat aux Transports Alain Vidalies avait lui assuré, le 31 octobre, que l'exécutif ferait tous les efforts pour aboutir à un reclassement des 210 salariés de l'entreprise. Le 19 octobre dernier, la ministre de l'Ecologie Ségolène Royal avait elle évoqué "le domaine de l'économie circulaire" où il serait possible, selon elle, de créer 500.000 emplois.

"Si nous investissons dans ces filières innovantes, je pense que nous pourrons trouver des solutions pour les salariés de Metz et je m'y impliquerai personnellement avec la région", déclarait-elle, sans donner davantage de précision.

J.M. avec AFP