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Dieselgate: Fiat visé par la justice française

Des juges vont enquêter sur Fiat.

Des juges vont enquêter sur Fiat. - Marco BERTORELLO / AFP

Après Volkswagen et Renault, des juges d'instruction parisiens vont enquêter sur Fiat, également soupçonnée d'avoir truqué ses moteurs diesel.

Des juges d'instruction parisiens vont enquêter sur le constructeur Fiat, à son tour visé par des suspicions de "tromperie" sur les dispositifs de contrôle aux émissions polluantes de véhicules diesel, a-t-on appris ce mardi de source judiciaire.

Le parquet de Paris a ouvert le 15 mars une information judiciaire pour "tromperie sur la qualité substantielle et les contrôles effectués avec cette circonstance que les faits ont eu pour conséquence de rendre les marchandises dangereuses pour l'homme ou l'animal".

Suite du rapport de la DGCCRF

Trois juges d'instruction du pôle santé publique vont être désignés pour mener des investigations sur un possible système visant à truquer les tests d'homologation de certains moteurs pour les faire passer pour moins polluants qu'ils n'étaient. Cette enquête judiciaire, qui vient s'ajouter à deux autres visant Volkswagen et Renault, fait suite à un rapport de la Direction de la répression des fraudes (DGCCRF), transmis au parquet de Paris.

Après les révélations nées du scandale des moteurs diesel de Volkswagen, une commission d'experts indépendants avait été mise en place en octobre 2015 par la ministre de l'Environnement, Ségolène Royal, avec pour mission d'effectuer des tests sur une centaine de véhicules vendus en France par une douzaine de constructeurs différents. 

Ses travaux ont révélé d'importants dépassements des seuils de pollution chez certains constructeurs et mis en évidence un décalage parfois considérable entre les séances d'homologation et les conditions réelles. Début février, Fiat-Chrysler (FCA) avait réaffirmé que ses véhicules diesel étaient "totalement conformes aux exigences en termes d'émissions" et exprimé "ses plus amples réserves" sur des tests menés sur un seul exemplaire de véhicule, après l'enquête de la répression des fraudes en France.

P.L avec AFP