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Coronavirus: Air France-KLM confirme négocier un soutien public en France et aux Pays-Bas

Air France entretient quotidiennement ses avions

Air France entretient quotidiennement ses avions - Thomas SAMSON / AFP

Le groupe aérien franco-néerlandais Air France-KLM, très affecté par la crise du coronavirus, a confirmé jeudi avoir engagé des discussions avec les gouvernements de la France et des Pays-Bas pour obtenir un soutien financier "par tous les moyens" nécessaires.

"Il est aujourd'hui clair qu'un soutien des deux gouvernements français et néerlandais est nécessaire pour faire face à nos besoins de liquidités et nous permettre de poursuivre nos activités quand la crise sera terminée", a déclaré dans un communiqué Benjamin Smith, directeur général du groupe. 

"Les discussions avec eux et avec nos partenaires financiers se poursuivent, et j'ai confiance dans leur volonté de nous soutenir", a-t-il poursuivi.

De fait, le ministre français de l'Economie, Bruno Le Maire, avait promis la veille que la compagnie Air France, principale composante française du groupe, bénéficierait d'un soutien "massif" et que tout était "prêt" pour la recapitaliser.

La directrice générale d'Air France, Anne Rigail, avait par ailleurs déjà évoqué cette semaine des discussions avec les deux Etats qui détiennent chacun environ 14% d'Air France-KLM.

Atterrissage forcé

Le groupe subit de plein fouet les conséquences économiques de la crise du coronavirus. Il a drastiquement réduit son offre et subi en mars une chute de plus de moitié de son nombre de passagers et plusieurs filiales, dont Transavia et Hop!, ont carrément suspendu tous leurs vols.

"En l'absence de financements complémentaires, un besoin de liquidité est attendu au troisième trimestre 2020", a prévenu le groupe dans son communiqué, précisant qu'il s'agissait là de ses "meilleures estimations".

Soutenir les liquidités

"En conséquence, le Groupe Air France-KLM, Air France et KLM, mènent des discussions approfondies avec leurs gouvernements respectifs et des institutions financières afin de disposer des ressources qui leur permettront de sécuriser et soutenir les niveaux de liquidités adéquats, par tous les moyens", ajoute le groupe.

Le gouvernement français n'a pas exclu une nationalisation temporaire de "grandes entreprises françaises" comme Air France mais a assuré qu'il ne prendrait pas de décision sans concertation étroite avec les Pays-Bas.

JCH avec AFP