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Ces règles qui ont poussé Uber à cesser son activité au Québec

Pour Uber, ces règles "ne sont pas en phase avec les développements technologiques"

Pour Uber, ces règles "ne sont pas en phase avec les développements technologiques" - Geoffroy Van der Hasselt - AFP

Le gouvernement provincial a annoncé son intention d'imposer aux VTC les mêmes règles que celles imposées aux chauffeurs de taxi. En réponse, Uber a décidé de cesser son activité au Québec et veut engager des négociations.

Le service de réservation de voitures avec chauffeur Uber a annoncé mardi l'arrêt de ses activités dans la province canadienne du Québec en raison de nouvelles règles gouvernementales jugées trop restrictives.

"Ce ne sont pas des changements mineurs. Au contraire, il s'agit de changements majeurs qui nous forcent à cesser nos opérations le 14 octobre prochain", date d'échéance d'un projet-pilote d'un an qui permettait à Uber d'exercer ses activités dans la province, a déclaré Jean-Nicolas Guillemette, responsable des opérations d'Uber au Québec lors d'une conférence de presse.

"Ces règles nous empêcheront de poursuivre nos opérations"

Le gouvernement provincial a annoncé la semaine dernière de nouvelles règles pour les chauffeurs d'Uber similaires à celles auxquelles sont soumis les chauffeurs de taxi traditionnels, notamment une formation obligatoire des chauffeurs d'une durée de 35 heures, un processus de vérification des antécédents judiciaires des conducteurs auprès de la police et une visite annuelle de contrôle des véhicules utilisés par les chauffeurs d'Uber.

Jean-Nicolas Guillemette s'est dit étonné de ces "nouvelles règles basées sur de vieilles pratiques administratives plutôt que d'être en phase avec les développements technologiques".

Si ces règles "sont implantées, (elles) nous empêcheront de poursuivre nos opérations au Québec", a-t-il dit, sans toutefois fermer la porte à de futures négociations avec le gouvernement.

La semaine dernière, l'Autorité des transports de Londres a décidé de ne pas renouveler la licence d'exploitation de la compagnie dans la capitale britannique après son expiration le 30 septembre, en raison de lacunes en matière de sécurité, notamment concernant la vérification des casiers judiciaires des chauffeurs travaillant pour l'entreprise. Une pétition de soutien à Uber intitulée "Save your Uber in London" a réuni près de 800.000 signatures sur le site Change.org.

P.S. avec AFP