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Bombardier, en difficulté, sort de l'aviation d'affaires

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- - Georges Seguin - Wikimedia - CC

Bombardier va mal et se recentre. Le constructeur a annoncé ce jeudi qu'il cessait son programme Learjet 85, un avion d'affaires qui devait sortir en 2018. Un coup d'arrêt qui lui coûte cher: 1,2 milliard de dollars de dépréciation d'actifs. C'est l'une des raisons qui expliquent la perte nette importante au troisième trimestre, publiée ce jeudi également, de 4,9 milliards de dollars. Le modèle CSeries, dont la certification est en cours d'achèvement, a lui aussi pâti de dépréciations d'actifs qui constituent la majeure partie de cette perte.

En manque flagrant de cash, Bombardier va se faire aider par le gouvernement du Québec. Celui-ci va injecter un milliard de dollars dans une société dédiée à l'avion CSeries. Cet investissement se traduira par une prise de participation de l'Etat de 49,5% du capital de la nouvelle société. Bombardier va apporter, pour une équivalence de 50,5% des parts, "les 1.700 employés du programme, les contrats de fournisseurs et de clients ainsi que des actifs et des propriétés intellectuelles nécessaires pour poursuivre les activités de conception, de fabrication et de commercialisation des avions biréacteurs CS100 et CS300", selon le ministre.

La perte de 4,9 milliards du constructeur aéronautique et de matériels ferroviaires sur le troisième trimestre, est à comparer à un bénéfice de 74 millions entre juillet et septembre l'an dernier. Hors charges de dépréciation d'actifs, le groupe Bombardier a enregistré un résultat net de 2 millions de dollars.

N.G. avec AFP