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Berlin et Bruxelles rappellent Volkswagen à l'ordre

Volkswagen poursuit son enquête interne sur le trucage de plusieurs centaines de milliers de véhicules.

Volkswagen poursuit son enquête interne sur le trucage de plusieurs centaines de milliers de véhicules. - Damien Meyer - AFP

Après de nouvelles révélations sur les émissions de CO2 de certains véhicules du constructeur, la Commission européenne a réclamé une accélération de son enquête interne. Le gouvernement allemand, de son côté, a également mis la pression sur Volkswagen.

Alors que Volkswagen a annoncé avoir trouvé des "incohérences" concernant les émissions de CO2 de 800.000 véhicules, Berlin n’a pas tardé à réagir. "Il est du devoir de Volkswagen de faire la lumière de manière transparente et complète" sur ces différentes affaires et accusations, a ainsi déclaré un porte-parole d’Angela Merkel lors d'une conférence de presse du gouvernement.

Dans le même temps, Bruxelles a également mis la pression sur le constructeur. "La Commission invite Volkswagen à accélérer son enquête interne. On doit clarifier sans délai quels types d'irrégularités au CO2 ont été découverts, la cause, les véhicules concernés, où ils ont été enregistrés, quelles mesures le groupe va prendre pour remédier à la situation", a indiqué Lucia Caudet, une porte-parole, lors d'un point presse à Bruxelles.

Des émissions de CO2 plus élevées que prévu

Pour rappel, Volkswagen a fait état d'"irrégularités" sur les émissions de dioxyde de carbone de 800.000 voitures dans le monde, de marque VW, Skoda, Audi et Seat avec des moteurs diesel et un modèle essence. Les émissions sont plus élevées que promises par Volkswagen, une situation découverte à la faveur de l'enquête interne menée depuis la révélation du scandale des moteurs truqués.

L'exécutif européen entend porter la question à l'ordre du jour d'une réunion jeudi avec l'ensemble des autorités nationales d'homologation.

Y.D. avec AFP