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Au moins trois prétendants s'intéressent à Air Berlin

Air Berlin est en contact avec trois prétendants pour la reprise de certaines de ses activités.

Air Berlin est en contact avec trois prétendants pour la reprise de certaines de ses activités. - Odd Andersen - AFP

Thomas Winkelmann, le patron de la compagnie allemande en grande difficulté, a indiqué être en contact avec trois entreprises, parmi lesquelles Lufthansa. EasyJet pourrait en faire partie.

La compagnie allemande en déroute Air Berlin est en contact avec trois prétendants à la reprise de certaines de ses activités mais tous les emplois ne pourront pas être sauvés, a prévenu son patron ce jeudi.

"En plus de Lufthansa, nous sommes en contact avec deux autres intéressés provenant du transport aérien", a déclaré Thomas Winkelmann dans un entretien avec le quotidien Frankfurter Allgemeine Zeitung (FAZ), sans citer de noms. Le britannique easyJet et Condor, une compagnie allemande appartenant au géant britannique Thomas Cook, sont néanmoins cités par plusieurs médias.

Thomas Winkelmann, à la tête de la deuxième compagnie aérienne allemande depuis le mois de mai seulement, compte sur des accords avec des prétendants en septembre, selon le FAZ. Air Berlin est en contact depuis des semaines avec ces éventuels repreneurs, autrement dit bien avant que la compagnie se soit déclaré en faillite. Et toutes ces compagnies sont présentées par le PDG comme "sérieuses sur le plan financier et suffisamment grosses en terme de volume pour offrir à Air Berlin un avenir sûr, et seraient par ailleurs intéressées par une poursuite des opérations depuis l'Allemagne".

"Garantir une grande partie des emplois"

Thomas Winkelmann s'est d'ailleurs voulu rassurant concernant le sort des quelque 8.000 employés de la compagnie: "Je pense atteindre mon but malgré la procédure d'insolvabilité et garantir une grande partie des emplois", a-t-il déclaré au journal Die Zeit.

Selon le FAZ, il a également dit lors d'une réunion du personnel que "tous les emplois ne pourront pas être sauvés" par les accords escomptés avec des prétendants.

Lâchée par son plus grand actionnaire Etihad, qui la maintenait depuis des années à flot, Air Berlin avait annoncé mardi le lancement d'une procédure d'insolvabilité mais indiqué que ses avions continueraient à voler, alors que des discussions ont lieu avec plusieurs repreneurs éventuels et que le gouvernement allemand lui a offert un sursis de trois mois avec l'octroi d'un prêt-relais de 150 millions d'euros. Le géant de l'aérien Lufthansa avait dit dans la foulée être sur les rangs pour racheter une partie des activités de son principal concurrent allemand.

Y.D. avec AFP