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Attentats: le personnel d'Air France réclame plus de protection

Les syndicats des pilotes et hôtesses d'Air France a réclamé des mesures de sécurité renforcées à la direction de la compagnie, après la prise en otage de membres d'équipages dans un hôtel de Bamako.

Ils travaillent la peur au ventre. Le personnel navigant d'Air France estime être devenu la cible privilégiée des terroristes. Il est d'autant plus inquiet pour sa sécurité après l'attaque de djihadistes armés vendredi dans un hôtel de Bamako où se trouvait un équipage de la compagnie aérienne en escale.

La presse anglaise laissait en effet entendre que les terroristes le visaient spécifiquement. Les douze membres d'équipage ont pu être évacués en sécurité. Mais quelques jours après ces évènements et les attentats de Paris, l'intersyndicale des hôtesses et stewards réclame des mesures de sécurité supplémentaires.

Des civils et des vigiles armés

Les syndicats d'hôtesses et stewards proposent plusieurs pistes, dont deux prioritaires. La première: en vol, ils demandent que des hommes armés en civil soient présents sur les destinations les plus sensibles, comme ce fût le cas après les attentats du 11 septembre. Deuxième exigence: une fois en escale dans les pays à risques, ils souhaitent que des vigiles, eux aussi armés, surveillent en permanence leur chambres.

La compagnie a d'ailleurs d'ores et déjà pris des mesures. Depuis dimanche et la reprise de la liaison Paris - Bamako, plus un seul équipage d'Air France ne reste au Mali. L'avion y effectue désormais un simple arrêt, avant de repartir vers le Burkina Faso pour y passer la nuit…

Mathieu Sevin, édité par N.G.