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Air France: l'accord sur Transavia France validé sous conditions

Transavia France devrait pouvoir augmenter sa flotte, pour la porter à 40 avions.

Transavia France devrait pouvoir augmenter sa flotte, pour la porter à 40 avions. - Eric Piermont - AFP

L'accord sur le développement de Transavia France a été validé par le premier syndicat de pilotes, jeudi 4 décembre. Mais Air France devra d'abord mettre officiellement fin au projet Transavia Europe.

Transavia France va pouvoir prendre son envol. Le premier syndicat de pilotes d'Air France, le SNPL, a en effet formellement accepté jeudi le projet d'accord prévoyant l'essor de la filiale low cost de la compagnie, conformément au souhait de la majorité des pilotes.

La signature du SNPL était en effet nécessaire pour valider ce texte, qui modifie le précédent accord datant de 2007, à l'époque de la création de Transavia.

Cette décision est cependant "conditionnée" à l'engagement écrit du PDG d'Air France-KLM, Alexandre de Juniac, "de retirer le projet de Transavia Europe", filiale low cost paneuropéenne, a fait savoir le syndicat.

L'accord portant sur Transavia prévoit notamment d'augmenter la flotte de Transavia France des appareils, la portant ainsi de 14 à 40 avions. Ce qui permettrait à Air France de "capter" la croissance du transport aérien, tirée par le low-cost en Europe.

Plus de 200 pilotes volontaires

Le texte prévoit également un contrat de détachement pour les pilotes volontaires. Ils voleront aux conditions de Transavia, moins avantageuses que dans la compagnie historique (heures de vol plus longues, temps de repos plus courts, etc.), tout en conservant les garanties sociales du statut Air France.

Avant la fin du vote, Air France avait déjà lancé une campagne de prérecrutement pour les pilotes d'Air France souhaitant voler sur Transavia. Plus de 200 personnes se sont portées volontaires pour la prochaine saison estivale, soit trois fois plus que nécessaire, selon Frédéric Gagey, le PDG d'Air France.

Le développement de Transavia avait été à l'origine de la plus importante grève de l'histoire de la compagnie aérienne, en septembre dernier. Le bras de fer entre la direction d'Air France et le SNPL AF Alpa avait duré deux semaines et avait impacté les comptes de l'entreprise à hauteur de 500 millions d'euros. Devant la fronde des pilotes, Air France avait alors abandonné son projet de créer une nouvelle entité, Transavia Europe, en ouvrant de nouvelles bases sur le Vieux Continent.

Y.D. avec AFP