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Accord signé chez General Motors à Strasbourg

Trois des syndicats de l'ex-usine General Motors de Strasbourg, dont la CFDT, majoritaire, ont signé vendredi l'accord sur une réduction des coûts de 10% après une ultime concession de la direction. /Photo d'archives/ REUTERS/François Lenoir

Trois des syndicats de l'ex-usine General Motors de Strasbourg, dont la CFDT, majoritaire, ont signé vendredi l'accord sur une réduction des coûts de 10% après une ultime concession de la direction. /Photo d'archives/ REUTERS/François Lenoir - -

STRASBOURG (Reuters) - Trois des syndicats de l'ex-usine General Motors de Strasbourg, dont la CFDT, majoritaire, ont signé vendredi l'accord sur...

STRASBOURG (Reuters) - Trois des syndicats de l'ex-usine General Motors de Strasbourg, dont la CFDT, majoritaire, ont signé vendredi l'accord sur une réduction des coûts de 10% après une ultime concession de la direction, a-t-on appris de source syndicale.

General Motors, qui prévoit de racheter son ancienne usine de boîtes de vitesses automatiques pour un euro symbolique, garantit aux 1.150 salariés le même plan social en cas de revente du site que dans l'hypothèse d'une liquidation d'ici 2013.

"On a désormais un maximum de garanties. On a fait notre boulot", a dit à Reuters Thierry Stachel, délégué syndical de la CFTC qui a signé l'accord avec FO et la CFDT.

La CGT a en revanche campé sur son refus.

"La direction nous a toujours dit qu'elle ne pouvait pas garantir la pérennité du site", a dit son secrétaire, Roland Robert, pour qui le constructeur cherche seulement "la paix sociale".

Ce refus laisse planer une incertitude sur la décision finale du groupe de Detroit, General Motors ayant dit souhaiter la signature des quatre syndicats.

L'accord prévoit un gel des salaires pendant deux ans, un renoncement à l'intéressement durant trois années et la suppression de six des seize jours de RTT contre la promesse du groupe de poursuivre la fabrication de boîtes de vitesses automatiques sur le site jusqu'en 2020.

Les investissements pour de nouveaux produits ne seraient toutefois lancés qu'à partir de 2013.

Si GM décidait à cette date de fermer ou de vendre son usine, les salariés bénéficieraient du plan social déjà négocié lors de précédentes vagues de suppressions d'emplois et se verraient rembourser les efforts salariaux consentis dans le cadre de l'accord.

Le personnel, consulté par référendum en début de semaine, a approuvé le projet à une majorité de 70%.

Le site alsacien, qui avait été mis en vente en 2008 par General Motors, fait aujourd'hui partie de Motors Liquidation Company, la société qui gère les actifs en déshérence de l'ex-numéro un mondial de l'automobile après sa mise en faillite pendant quarante jours en 2009.

Gilbert Reilhac, édité par Gérard Bon