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Surcouf en liquidation, 379 emplois détruits

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Le tribunal de commerce de Lille a placé mercredi en liquidation le groupe high-tech Surcouf. La chaîne de distribution informatique emploi 379 personnes.

Le tribunal de commerce de Lille a placé mercredi en liquidation le groupe de distribution high-tech Surcouf, alors qu'aucun candidat ne s'est présenté pour la reprise de l'enseigne en redressement judiciaire depuis fin février.
Le tribunal, lors de son délibéré, a par ailleurs prononcé la poursuite jusqu'au 30 novembre de l'activité de l'enseigne qui emploie encore 379 personnes.
Le groupe Surcouf était à vendre depuis le mois de juin, après l'échec d'un projet de cession de trois de ses magasins. Fin juillet, le groupe avait reçu un délai supplémentaire avec le report de l'examen des offres de reprise au 10 octobre.

379 salariés en détresse

En marge de l'audience du tribunal de commerce, une quarantaine de salariés, sur les 379 que compte Surcouf, étaient présents pour apprendre le plus rapidement possible le sort réservé à l'enseigne, dont le siège social est à Lille.
Les salariés présents ont manifesté leur détresse, en face du tribunal de commerce. Ils étaient notamment munis de pancartes très critiques à l'égard du propriétaire de l'enseigne Hugues Mulliez, accusé d'erreurs de gestion et copieusement sifflé lors de son arrivée au tribunal.
Ces salariés qui venaient pour la plupart de Paris, avaient déposé un préavis de grève dès lundi pour venir manifester.
Hugues Mulliez, qui gère également les magasins Youg's et dont la famille a créé le groupe Auchan, avait racheté l'entreprise au groupe PPR (Pinault Printemps Redoute) en 2009.
« On a alerté pendant trois ans sur l'état de la société, les projets qu'ils mettaient en place. Aujourd'hui, ce n'est pas une surprise », a indiqué Christophe Desmoires, délégué CFE-CGC, qui ne se faisait guère d'illusion avant l'audience.
Surcouf avait été placé en redressement judiciaire le 29 février dernier, à la suite de la rupture du crédit-fournisseur dont il bénéficiait.
En 2010, déjà, il avait affiché une perte nette de 20 millions d'euros pour un chiffre d'affaires de 160 millions d'euros, conduisant à la mise en oeuvre d'un plan social et à la fermeture de deux de ses magasins.

La Rédaction avec AFP