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Steelcase ferme un site en Alsace et supprime 105 emplois

STEELCASE FERME UNE USINE EN ALSACE, SUPPRIME 105 EMPLOIS

STEELCASE FERME UNE USINE EN ALSACE, SUPPRIME 105 EMPLOIS - -

STRASBOURG - Le groupe américain Steelcase, leader mondial du mobilier de bureau, s'apprête à fermer son usine de Marlenheim (Bas-Rhin) et à...

STRASBOURG (Reuters) - Le groupe américain Steelcase, leader mondial du mobilier de bureau, s'apprête à fermer son usine de Marlenheim (Bas-Rhin) et à supprimer 105 emplois, apprend-on mercredi de source syndicale.

Les salariés du site, qui emploie 202 personnes, se sont mis en grève. "Ils nous ont annoncé carrément la fermeture du site au plus tard fin décembre", a dit à Reuters Joachin Macarro, délégué CFDT. "On a claqué la porte et Marlenheim s'est mis en grève. Les gens ne reprendront plus. On va se battre pour les indemnités", a-t-il ajouté.

La direction a confirmé la décision de fermeture, annoncée mercredi matin lors d'un comité central d'entreprise au siège de Schiltigheim, dans la banlieue de Strasbourg.

"Le marché du mobilier de bureau fait face à une crise sans précédent qui a des effets durables sur les volumes, les prix et la concurrence", dit-elle dans un communiqué.

La fermeture de l'usine de Marlenheim, qui fabrique des armoires métalliques et des plateaux en bois pour bureaux, répond, selon elle, à une stratégie de spécialisation des sites industriels et de suppression de certains doublons.

Les syndicats estiment que l'opération se soldera par la suppression de 105 emplois. La direction évoque pour sa part le transfert de 97 postes vers l'usine de Wisches, l'autre site de production alsacien du groupe, distant de 27 km, et la création de quatre emplois à Wisches et de 27 à Sarrebourg, en Lorraine. En Allemagne, 18 emplois seraient créés dans deux usines.

Steelcase a été confronté à une baisse de son chiffre d'affaires de 30% au cours du dernier exercice, clos le 28 février, et a connu une deuxième année de pertes consécutives.

"Nous nous engageons dans ce projet pour assurer notre avenir. Nous sommes confiants dans notre position de leader", a dit à Reuters Yvan Stehly, directeur financier de l'entreprise.

La CFDT craint de son côté que l'usine de Wisches ne soit elle-même condamnée à terme, au profit d'usines allemandes ou espagnoles jugées plus compétitives.

Steelcase, qui s'est développé en Europe en se mariant avec l'entreprise alsacienne Strafor, qu'il a fini par absorber en 1999, comptait près de 3.000 salariés en France il y a 10 ans. Après une succession de sept plans sociaux, il n'en emploie plus que 1.200 aujourd'hui.

Gilbert Reilhac, édité par Sophie Louet