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Yahoo!: Marissa Mayer accusée de haute trahison?

Marissa Mayer pourrait être accusée de trahison

Marissa Mayer pourrait être accusée de trahison - -

Yahoo! refuse pour l'instant de céder aux demandes des services d'espionnage américains concernant des renseignements sur ses utilisateurs. Marissa Mayer, la patronne de Yahoo!, a déclaré mercredi 11 septembre, que cette attitude pourrait lui valoir la prison.

Marissa Mayer se dresse contre le gouvernement américain. La patronne de Yahoo! a déclaré, mercredi 11 septembre, redouter la prison si elle refuse d'obéir aux demandes du gouvernement. Elle pourrait être accusée de "haute trahison" si elle n'obtempère pas aux demandes des services d'espionnage américains de renseignements sur les utilisateurs de Yahoo!.

Marissa Mayer a fait ces commentaires au forum sur les nouvelles technologies TechCrunch Disrupt à San Francisco alors qu'elle était interrogée sur ce qu'elle envisageait de mettre en place pour protéger les utilisateurs de Yahoo! contre ce "gouvernement tyrannique".

Diffusion de données numériques

Marissa Mayer a tenté de rassurer les utilisateurs en affirmant que Yahoo! résiste aux demandes de renseignements du gouvernement américain. Mais si la société perd cette bataille, elle devra obtempérer ou risque de passer pour un traître.

Elle a refusé de donner plus de détails sur les demandes des agences de contre-espionnage. "Nous ne pouvons pas en parler parce que ce sont des informations classées", a-t-elle ajouté. "Révéler ce type d'information relève de la trahison et vous êtes incarcéré. En ce qui concerne la protection de nos utilisateurs, il y a plus de sens à travailler à l'intérieur du système".

Les groupes technologiques américains sont sous pression après les révélations sur le programme américain de surveillance Prism, grâce auquel l'Agence de sécurité nationale américaine (NSA) a obtenu d'eux des milliers de données numériques concernant des utilisateurs d'internet.

Les sociétés internet assurent ne divulguer des informations qu'en réponse à des injonctions formelles de tribunaux, se défendant de toute complaisance avec les autorités américaines. Ces dernières insistent sur le fait que ces surveillances sont légales et ont permis de contrecarrer des dizaines d'attentats.

Diane Lacaze & AFP