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Uber réduit un peu ses pertes

Uber avait accusé une perte de près de 3 milliards de dollars en 2016

Uber avait accusé une perte de près de 3 milliards de dollars en 2016 - Uber

Selon des données révélées par la presse et confirmées par le groupe, l'entreprise californienne a accusé une perte de 645 millions de dollars au deuxième trimestre, soit un peu moins que sur la même période de 2016.

L'américain Uber, en pleine tourmente autour de l'éviction de son PDG et de multiples controverses, a réduit sa perte au second trimestre, selon des chiffres cités par le site d'information Axios et confirmés par Uber à l'AFP.

Uber, qui n'est pas coté en Bourse, ne fournit jamais de résultats complets mais fait part à intervalles réguliers de certaines performances financières, rendant difficile la comparaison d'une année sur l'autre.

Le groupe leader de la réservation de voiture avec chauffeur (VTC) a enregistré au second trimestre une perte d'exploitation avant intérêts et impôts (EBIT) de 645 millions de dollars, écrit Axios, et de 534 millions avant dépréciations et amortissements (EBITDA), selon le site.

Des réservations en forte hausse

Le chiffre d'affaires "ajusté" ressort à 1,75 milliard de dollars, plus que doublé par rapport à la même période de l'an dernier, poursuit Axios, tandis que les "réservations brutes" ont représenté 8,7 milliards de dollars, deux fois plus qu'au deuxième trimestre 2016, toujours selon le site.

Le nombre de courses dans le monde a crû de 150% sur un an, poursuit le site d'information, qui ne donne pas de chiffre brut.Le groupe de San Francisco avait perdu 750 millions (perte EBITDA) de dollars au second trimestre 2016, selon la presse.

En mai dernier, le groupe avait officiellement annoncé une perte de 2,8 milliards de dollars et un chiffre d'affaires de 6,5 milliards de dollars pour toute l'année 2016. Pour le premier trimestre 2017, il faisait état d'une perte de 708 millions de dollars.

Patron emblématique mais controversé, Travis Kalanick avait dû démissionner en juin sous la pression d'investisseurs soucieux de redorer l'image du groupe, ternie par des scandales, sur fond d'accusation de harcèlement sexuel ou de vol de technologies.

J.M. avec AFP