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Uber réaffirme sa confiance en Travis Kalanick

Travis Kalanick est considéré comme l'un des facteur majeur des déboires actuels d'Uber.

Travis Kalanick est considéré comme l'un des facteur majeur des déboires actuels d'Uber. - Money Sharma - AFP

La plateforme de VTC est actuellement dans la tourmente. Des déboires notamment causés par l'attitude de son patron. Arianna Huffington, membre du conseil d'administration, affirme pourtant qu'il n'y a pas de discussions sur un éventuel remplacement.

Uber, ébranlé ces dernières semaines par une série de polémiques, a réaffirmé sa confiance dans son patron-fondateur Travis Kalanick. Le style de direction de Travis Kalanick, fougueux et féru de la confrontation par principe, est considéré comme un facteur majeur des déboires actuels d'Uber, qui a notamment été accusé d'encourager une culture d'entreprise sexiste et toxique.

Uber a lancé récemment la recherche d'un numéro deux pour l'épauler, mais Arianna Huffington, qui siège au conseil d'administration, a assuré mardi qu'il n'y avait pas eu de discussions au sein de cette instance sur un éventuel remplacement du directeur général. "Il est clair qu'Uber et tout le secteur de la réservation de voiture avec chauffeur ne seraient pas ce qu'ils sont aujourd'hui sans Travis", a-t-elle souligné lors d'une conférence de presse téléphonique.

Elle a reconnu que le patron-fondateur d'Uber avait "besoin de réaliser des changements en lui-même et dans la manière dont il dirige", mais assuré que "tout le monde, à commencer par Travis, est enthousiaste à l'idée de faire venir un directeur d'exploitation qui pourra enseigner des choses à toute l'équipe".

Une telle perle rare n'était pas facile à trouver

Arianna Huffington a expliqué qu'il fallait trouver quelqu'un ayant "une importante expérience opérationnelle", qui soit capable de s'adapter à la croissance hyper rapide de l'entreprise, et qui ait également "la force et l'intelligence pour travailler comme un vrai partenaire aux côtés d'un fondateur" d'entreprise. Elle a reconnu qu'une telle perle rare n'était pas facile à trouver, mais s'est dite "impressionnée" par la qualité des candidats ayant émergé jusqu'ici, sans toutefois dévoiler leur identité.

D'après Bloomberg, qui cite une source proche du dossier, les prétendants potentiels incluraient le patron d'AOL, Tim Armstrong, l'ex-numéro deux de Disney, Thomas Staggs, ainsi qu'un dirigeant de Time Warner, John Martin.

Travis Kalanick ne participait pas à la conférence de presse, car il était d'après l'entreprise en train de faire passer un entretien à l'un des candidats, mais d'autres dirigeantes féminines de l'entreprise sont venues défendre les efforts faits par Uber pour s'améliorer. Liane Hornsey, en charge des ressources humaines, a notamment dit vouloir mettre fin au "culte de l'individu" au profit du travail d'équipe et promis un premier rapport sur la diversité sociale au sein de l'entreprise d'ici la fin du mois.

Rachel Holt, en charge de la gestion des opérations et des équipes marketing en Amérique du Nord, a promis "plus d'humanité dans nos relations avec les chauffeurs". Arianna Huffington a assuré pour sa part une "tolérance zéro" à l'avenir "pour tout comportement qui ne serait pas totalement respectable dans un environnement de travail équitable".

D. L. avec AFP