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Taxe sur l'audiovisuel: la riposte des opérateurs télécoms

Furieux de la hausse de la taxe finançant l'audiovisuel, les opérateurs pourraient remettre en cause leur engagement à couvrir en réseau de téléphonie mobile, les "zones blanches"

Furieux de la hausse de la taxe finançant l'audiovisuel, les opérateurs pourraient remettre en cause leur engagement à couvrir en réseau de téléphonie mobile, les "zones blanches" - Philippe Huguen-AFP

Face à la hausse annoncée de la taxe sur leur chiffre d'affaires, les opérateurs ripostent, mettant en balance  leur engagement à investir d'ici 2017 dans les "zones blanches", mal desservies en téléphonie mobile.

Les opérateurs télécoms passent à la riposte face à l'Etat. A la suite des déclarations de Fleur Pellerin, la ministre de la Culture, sur l’augmentation de la taxe sur le chiffre d'affaires des opérateurs pour financer l’audiovisuel public, ceux-ci brandissent la menace de l'impact de cette mesure sur les investissements dont ils ont la charge.

Selon Les Echos, la fédération française des télécoms (FFT), le lobby des opérateurs qui réunit Orange, Numericable-SFR et Bouygues Telecom, devrait envoyer, dès ce lundi 14 septembre 2015, une lettre exprimant leur mécontentement aux pouvoirs publics (Elysée, Matignon, Bercy).

Selon le quotidien économique, les opérateurs mettraient en balance leurs engagements dans les déploiements de leurs réseaux fixes et mobiles.

Pour la FTT, la parole du gouvernement a changé

Selon eux, la hausse de la taxe de 0,9% à 1,2% sur leur chiffre d'affaires remettrait notamment en cause leurs engagements à couvrir les zones blanches dépourvues de couverture mobile d'ici 2017, au motif que la parole de l'Etat a changé dans l'intervalle. Ils pourraient donc traîner des pieds en décalant dans le temps, cette échéance.

Sur l'antenne de BFM Business, Didier Casas, président de la FFT, a exprimé le mécontentement des opérateurs : "Ce n'était pas du tout prévu et c'est contraire à tous les engagements qu'avait pris le gouvernement auprès des opérateurs. La question qui se pose c'est de savoir ce que souhaite le gouvernement. Souhaite-t-il que les opérateurs continuent de financer ou d'investir dans les réseaux de demain au service de tous les Français ou est-ce qu'il souhaite que les opérateurs financent les nouveaux projets de France Télévisions ? Nous nous pensons que notre métier c'est d'assurer l'avenir de tous les Français".

Pour les opérateurs, le financement de l'audiovisuel se fait clairement au détriment de l'extension de la fibre optique et des réseaux mobiles sur le territoire national. 

F.Bergé