BFM Business

Sur Facebook, difficile d'échapper à la reconnaissance faciale

L'option de reconnaissance faciale avait été désactivée en 2012.

L'option de reconnaissance faciale avait été désactivée en 2012. - SAUL LOEB / AFP

Cinq clics sont nécessaires pour désactiver l'option de reconnaissance faciale dans les nouveaux paramètres du réseau social. En Europe, la fonctionnalité avait été bannie de Facebook en 2012.

Le paradoxe n’échappera à personne. Alors que Facebook se conforme aux strictes mesures de respect des données personnelles du RGPD, qui entrera en vigueur le 25 mai, le réseau social remet au goût du jour une fonctionnalité controversée, disparue il y a six ans. Depuis près d'une semaine, la plateforme invite ainsi ses membres européens à donner leur consentement pour activer une option de reconnaissance faciale.

La démarche est ponctuée de messages du réseau rappelant l'intérêt que peut représenter une telle technologie au quotidien. "La technologie de reconnaissance faciale nous permet de savoir quand une personne que vous ne connaissez pas utilise une photo pour usurper votre identité", est-il notamment invoqué, après l'ouverture d'une fenêtre baptisée "révisions importantes et paramètres à vérifier". "Nous traitons ces données afin de pouvoir vous protéger contre l’usurpation de votre identité", explique également le réseau.

En tout, cinq clics sont nécessaires pour s'opposer à l'activation de cette fonction. De quoi estimer que Facebook ne rend pas le refus d'une telle option particulièrement aisé.

La pop-up visible sur Facebook.
La pop-up visible sur Facebook. © Facebook

Les utilisateur peuvent faire marche arrière

Les utilisateurs de Facebook ayant activé l'option de reconnaissance faciale par mégarde pourront revenir sur leur choix. Il suffit pour cela de suivre ce lien, de cliquer sur "modifier", puis de choisir "non". L'application mobile permet, elle, de ne plus donner son consentement en cliquant sur l'icône "menu", puis "paramètres et confidentialité", avant de répondre "non" à la question contenue dans "paramètres" puis "reconnaissance faciale".

Dans le cadre du règlement européen sur la protection des données personnelles (RGPD), le consentement des utilisateurs de services Web est nécessaire afin d'exploiter leurs données personnelles. Pour ne pas contrevenir à ces nouvelles règles, Facebook s'efforce ainsi de le recueillir, mais peine à y mettre les formes. 

En parallèle, le service fait face à une action de groupe lancée aux Etats-Unis, pour collecte illégale de données privées liées à l'outil de reconnaissance faciale. Le litige concerne une fonction lancée par Facebook en 2010, pour suggérer des noms d'amis à identifier sur les photos mises en ligne.

https://twitter.com/Elsa_Trujillo_?s=09 Elsa Trujillo Journaliste BFM Tech