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Selon Airbnb, l'économie française peut dormir sur ses deux oreilles

La plateforme de location touristique revendique 2,5 milliards d'euros de retombées économiques pour la France sur un an.

La plateforme de location touristique revendique 2,5 milliards d'euros de retombées économiques pour la France sur un an. - Martin Bureau

La plateforme de location touristique rend aujourd'hui publiques ses estimations sur l'impact économique de son activité dans ses principaux marchés.

Airbnb, qui vient de publier un "code de bonne conduite", ne ménage pas sa peine pour mettre en avant ses performances en France. A l'occasion de la deuxième édition de rencontre d'hôtes organisé à Paris, jeudi 12 et vendredi 13 novembre, le site spécialisé dans la location de courte durée entre particuliers a dévoilé un chiffre choc. L'impact économique d'Airbnb aurait atteint, selon ses propres calculs, 2,5 milliards d'euros sur un an en France.

L'Hexagone est ainsi devenu le deuxième marché de la plateforme américaine après les Etats-Unis, selon une étude menée par le cabinet Asterès*, et présentée à l'occasion de la deuxième édition de "Airbnb Open", un rassemblement de 6.000 hôtes de 110 nationalités dans la capitale française.

Mais que signifient ces 2,5 milliards d'euros? "Il s'agit de retombées économiques directes, avec l'argent gagné par les hôtes et indirectes, qui correspondent aux dépenses faites durant le séjour, comme les restaurants ou les commerces de bouche par exemple", explique à l'AFP Nicolas Ferrari, directeur France chez Airbnb.

Selon le responsable, ces retombées économiques "induisent 13.300 emplois, liés aux revenus des hôtes et aux dépenses des voyageurs du site". Et d'assurer que le nombre de logements disponibles sur Airbnb en France "s'élève aujourd'hui à 200.000", dont "60.000 à Paris et en Ile-de-France". 

1.970 euros par an en moyenne

D'après l'enquête, de septembre 2014 à août 2015, quelque 3,9 millions de voyageurs ont séjourné en France avec Airbnb. On apprend aussi qu'un hôte, qui a en moyenne 42 ans, gagne 1.970 euros par an, correspondant à 26 nuitées. Mais attention aux préjugés sur ces propriétaires: 13% des hôtes sont des retraités, et "55% sont en dessous du revenu médian", assure Nicolas Ferrari.

Plus précisément à Paris, ville la plus visitée par les voyageurs Airbnb, ce sont... Cliquez ici pour lire la suite

Léo Monégier avec AFP