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Quand l'ancien PDG d'Orange fait l'éloge de Free

Didier Lombard, le président du conseil de surveillance de ST Micro, était l'invité du Grand journal de BFM Business, jeudi 31 janvier.

Didier Lombard, le président du conseil de surveillance de ST Micro, était l'invité du Grand journal de BFM Business, jeudi 31 janvier. - -

Didier Lombard, l'ancien PDG d'Orange et actuel président du Conseil de surveillance de ST Micro, était l'invité de BFM Business, jeudi 31 janvier. Il a livré son avis, très tranché, sur le conflit entre Free et Google.

L'ancien PDG de France Télécom qui encense Free, voilà une scène peu banale. Invité de BFM Business, jeudi 31 janvier, Didier Lombard n'a pourtant pas tari d'éloges sur son ex-concurrent.

Interrogé sur le conflit qui oppose Free au géant américain Google, le dirigeant a usé d'une métaphore on ne peut plus claire: "Nous fabriquons les autoroutes, et Google circule dessus sans péage. La façon dont il (Xavier Niel) a attaqué n’était peut-être pas la meilleure pour obtenir gain de cause par rapport à un monstre comme Google, mais il avait raison sur le principe." Pour rappel, Free avait bloqué la publicité provenant de Google auprès de ses abonnés Internet pendant trois jours, au grand dam du californien.

Pour Dider Lombard, "il faudra arriver à être malin, pour les coincer à un moment ou à un autre. Mais Google apporte de la valeur aussi, donc c’est un peu plus compliqué qu’une attaque frontale. Cela étant, la question du péage se pose".

"A un moment, il faut s'arrêter"

Le président du conseil de surveillance de STMicro a ensuite continué son argumentaire, décrivant une situation qui, selon lui, ne peut plus durer: "On a déjà fait un progrès, à savoir poser le problème d’une façon claire. […] L’objectif à atteindre, c’est que la valeur soit justement répartie entre ceux qui investissent et ceux qui ne mettent pas un kopeck. Car à force, vous voyez de la valeur qui traverse l’Atlantique, et nos consommateurs ne servent qu’à alimenter les pipelines vers les Etats-Unis. A un moment, il faut s’arrêter."

Maintenant qu'il n'est plus à la tête d'Orange, son ancien patron apprécie beaucoup le fondateur de Free. Ce dernier, accusé par certains d'être parti à l'aventure face au géant américain, a globalement eu la bonne atitude, selon lui: "Il a souvent raison, il est malin comme un singe. Il a posé le bon problème".

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