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Pegatron: Apple de nouveau mis en cause en Chine

Un Apple store à Pékin.

Un Apple store à Pékin. - -

Une ONG américaine dénonce ce lundi la responsabilité d'Apple dans l'affaire des conditions de travail déplorables de sous-traitant Pegatron. De quoi abîmer encore plus son image déjà bien écornée dans le pays.

Apple est une fois de plus montré du doigt en Chine. Ce lundi 29 juillet, c'est l'un de ses fournisseurs, le taiwanais Pegatron, qui est mis en cause. Une organisation non gouvernementale basée à New York a mené trois mois d'enquête sur les conditions de travail des ouvriers du sous-traitant, qui ferait travailler des enfants. Son constat est sans appel: Apple est tout aussi fautif que Pegatron.

De quoi écorner encore un peu plus l'image de la marque à la pomme en Chine. L’organisation China Labor Watch (ci-dessous) estime ainsi qu'Apple a contribué à "détériorer les conditions de travail" des ouvriers de Pegatron. Le groupe s’en défend, assure qu'il va "mener [son] enquête. "Nous ne tolérerons pas de violations de notre code de conduite", ajoute-t-il.

Perte de vitesse sur le marché chinois

Mais cette affaire n'est pas la première du genre. Au printemps, l'américain avait fait les frais d'une vaste campagne de dénigrement dans la presse chinoise. En cause: son comportement jugé "arrogant", son service après-vente qui discriminerait les clients chinois. Pour calmer le jeu, Tim Cook avait dû s'excuser personnellement.

Ensuite, il y a eu ce fait divers début juillet, une consommatrice chinoise électrocutée par son chargeur d’iPhone. Les enquêtes sont toujours en cours.

Autant d’évènements compliqués à gérer pour Apple. Surtout que le marché chinois reste l’un des plus prometteurs. Il doit devenir, à terme, l’un de ses deux principaux marchés. Mais au dernier trimestre, les ventes d’Apple ont chuté dans le pays. Tim Cook attribue cette contreperformance au ralentissement de l'économie chinoise.

Rapport sur les conditions de travail de trois usines d'un fournisseur d'Apple, Pegatron - China Labor Watch publié par Fil_actu

Aurélie Boris correspondante à New York