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Patrick Drahi vend ses activités Télécom au Bénélux

Le groupe de Patrick Drahi cède à la société belge Telenet ses activités en Belgique et au Luxembourg, regroupées dans l'entité Coditel Brabant et valorisées 400 millions d'euros.

Le groupe de Patrick Drahi cède à la société belge Telenet ses activités en Belgique et au Luxembourg, regroupées dans l'entité Coditel Brabant et valorisées 400 millions d'euros. - Martin Bureau-AFP

Le groupe de médias et télécoms a conclu un accord avec l'opérateur belge Telenet pour la reprise de Coditel Brabant. L'opération valorise l'entreprise cédée à 400 millions d'euros.

Altice a trouvé preneur pour ses activités télécoms en Belgique et au Luxembourg. L'acquéreur est le câblo-opérateur belge Telenet qui reprend Coditel Brabant, la structure capitalistique coiffant les deux opérateurs locaux. Opérant sous la marque SFR, cette société fournit des services de câblodistribution à Bruxelles, en Wallonie et au Luxembourg. Elle offre aussi des services de téléphonie mobile en Belgique par le biais d’un accord d'opérateur mobile virtuel (MVNO) avec l'opérateur Base, propriété de Telenet, elle-même filiale de Liberty Global, le géant américain du câble.

L'opération de rachat, qui valorise Coditel Brabant à 400 millions d'euros, reste soumise à l'approbation des autorités de régulation belges. L'accord prévoit aussi qu'Altice apporte au fournisseur d'accès à internet belge des services, à titre transitoire. La holding présidée par Patrick Drahi avait acquis Coditel Brabant en 2003, pour 82 millions d'euros à l'époque.

Jusqu'à présent, Altice n'avait vendu des sociétés que lorsqu'il y avait été contraint par les autorités de concurrence, comme au Portugal ou en France pour certaines de ses activités d'opérateur mobile à La Réunion.

La maison-mère de l'opérateur SFR (actionnaire de NextradioTV, propriétaire du site bfmbusiness.com), s'est plutôt fait remarquer ces dernières années pour une série de rachats dans les médias et les télécoms en Europe, dans les Caraïbes et surtout aux États-Unis.

Le groupe Altice, coté aux Pays-Bas, affiche une dette nette de près de 50 milliards d'euros et il confirmé début décembre étudier une introduction en Bourse d'une part minoritaire de ses activités aux États-Unis. Au troisième trimestre, le chiffre d'affaires d'Altice a été porté par ses filiales américaines Optimum et Suddenlink, qui ont compensé la stagnation ou l'érosion de ses activités dans le reste du monde.

F.B