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Nouveau top départ pour le GPS européen

Le déploiement de la constellation Galileo avait été suspendu après le fiasco du lancement de deux satellites par une fusée Soyouz en août 2014, qui avaient été placés sur une mauvaise orbite. Le problème a été corrigé, depuis.

Le déploiement de la constellation Galileo avait été suspendu après le fiasco du lancement de deux satellites par une fusée Soyouz en août 2014, qui avaient été placés sur une mauvaise orbite. Le problème a été corrigé, depuis. - ESA AFP J.Huart

Bruxelles a donné, mercredi 28 janvier, son feu vert à la reprise des lancements de satellites destinés au programme Galileo. Le prochain tir est prévu fin mars sur une fusée Soyouz.

A l'arrêt depuis août 2014, à la suite d'un incident technique rarissime, le programme européen Galileo repartira au printemps 2015.

Le feu vert a été donné par la Commission européenne pour la reprise des lancements de satellites destinés à former une constellation pour la fourniture de services de géolocalisation d'ici 2020. 

"Mon premier objectif est de commencer à nouveau de lancer des satellites. Nous avons eu un revers. Mais nous avons convenu de reprendre les lancements en mars. Nous visons à lancer au moins six satellites cette année. Et nous avons souscrit des assurances pour les prochains lancements" a expliqué la commissaire Elzbieta Bienkowska, lors de 7e Conférence spatiale européenne annuelle.

"Nous sommes prêts pour un lancement le 26 mars", a précisé Stéphane Israël, PDG d'Arianespace, en charge des lancements.

Premiers services disponibles dès 2016

L'enjeu consiste à offrir, avec une infrastructure satellitaire limitée, les premiers services en 2016 au plus tard. La trentaine de satellites de la constellation sera complètement mise sur orbite et opérationnelle en 2020. Une course contre la montre est donc engagée par l'Europe pour tenter de combler le retard pris depuis la suspension du programme en août 2014.

Deux premiers satellites de la constellation, lancés le 22 août 2014 par la fusée russe Soyouz, avaient été placés sur une mauvaise orbite, ce qui les rendaient inutilisables aux fins de navigation. Une commission d'enquête indépendante a mis ce fiasco sur le compte d'un gel de carburant dans le lanceur russe Soyouz, provoqué par un problème de conception des tuyaux. Ce défaut a été corrigé par les ingénieurs, permettant la reprise des lancements par le lanceur à l'automne 2014.

Galileo se veut l'équivalent du GPS américain. Lorsqu'il sera en place, le système est censé offrir de nouvelles perspectives commerciales à tout un écosystème d'équipementiers, concepteurs d’applications et fournisseurs de services, en s'appuyant sur un service paneuropéen de géolocalisation à des fins civiles. Parmi les services proposés, le futur PRS (public regulated service), à accès plus restreint, pourra être utilisé par les applications jugées sensibles du point de la sécurité, grâce à des signaux chiffrés, résistants a priori aux brouillages.

Frédéric Bergé