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Maxime Lombardini: "T-Mobile, c'est un projet sérieux"

Maxime Lombardini était l'invité de Stéphane Soumier dans Good Morning Business ce 1er septembre.

Maxime Lombardini était l'invité de Stéphane Soumier dans Good Morning Business ce 1er septembre. - BFM Business

Le directeur général d'Iliad, la maison-mère de Free, a confirmé que son groupe est très sérieux dans son projet de racheter tout ou partie de l'opérateur américain, sur BFM Business ce 1er septembre.

C'est la nouvelle qui a rompu la torpeur estivale dans le monde des Telcos: l'offre de Free sur T-Mobile, propriété de Deutsche Telekom, pour 15 milliards de dollars, officialisée fin-juillet. L'Américain l'a rejetée, la jugeant trop faible.

Depuis, la direction de Free rencontre d'autres investisseurs susceptibles de s'associer à lui pour faire une offre plus généreuse sur la totalité du capital de T-Mobile selon Les Echos ce lundi. Et Iliad aurait déjà amélioré son offre, à 35 dollars par actions au lieu de 33, avance Bloomberg ce 1er septembre.

Des informations que ne confirme pas Maxime Lombardini, directeur général d'Iliad, maison-mère de Free, ce lundi sur BFM Business. "Les investissements éventuels aux Etats-Unis, c'est préparer le futur", se borne-t-il à déclarer, évoquant "un marché magnifique, une entreprise qui nous ressemble beaucoup et avec laquelle on pourrait faire beaucoup de choses".

100.000 nouveaux abonnés sur le fixe

En tout cas Free n'est pas prêt de lâcher: "on n'en est qu'au début des réflexions", souligne-t-il. Il assure que les 15 milliards de l'offre initiale sont actuellement disponibles. Les réunir a représenté "beaucoup de travail, c'est un engagement fort". En somme, le rachat de T-Mobile, "bien sûr, c'est un projet sérieux".

Si le groupe est "encore très loin d'être en train de déménager aux Etats-Unis", il acte que sa croissance se fera à l'avenir hors de l'Hexagone. "On a fait tout ce qu'on pouvait faire [pour qu'il y ait une consolidation des télécoms en France], maintenant, on est passés à autre chose", tranche Lombardini.

Côté résultats, le groupe qui a publié ceux de son deuxième trimestre vendredi a été distancé par Bouygues en termes de recrutement sur le fixe sur les six premiers mois de l'année. "On ne fait pas une course, on ne cherche pas un podium, on fait 100.000 abonnés nouveaux sur un marché qui est mature", relativise Maxime Lombardini. 

Un petit tâcle à Bouygues en passant: "on fait de la croissance rentable, d'autres ont fait un autre choix", explique le DG d'Iliad, évoquant sans les nommer les offres à prix cassés lancées par Bouygues sur le fixe depuis début 2014.

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N.G.