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Manuel Valls veut éradiquer les zones blanches avant la fin 2016

Manuel Valls : "Il faut que tous les opérateurs s'engagent à mettre à disposition des solutions, pour un coût modique". Et avant fin 2016.

Manuel Valls : "Il faut que tous les opérateurs s'engagent à mettre à disposition des solutions, pour un coût modique". Et avant fin 2016. - François Nascimbeni (AFP)

Le premier ministre donne aux opérateurs jusqu’à 2016 pour éliminer cette fracture numérique qui touche les zones rurales. Et cela, sans alourdir la facture des abonnés.

Le premier ministre se lance dans une nouvelle bataille numérique et pas des moindres. Fin 2016, il ne veut plus de zone blanche sur le territoire.

Ces espaces sont ceux où les réseaux ne passent pas faute d’infrastructures. Trop éloignée des espaces urbanisés, leur connexion nécessiterait des moyens importants pour peu de personnes à couvrir, ce qui pousse les opérateurs à ne pas vraiment résoudre le problème.

En déplacement ce vendredi à Laon (Aisne) pour un comité interministériel qui réunit 11 ministres et secrétaire d’État, Manuel Valls a évoqué son désir de les voir disparaître dans les 18 mois qui viennent.

"Dans les campagnes, il est souvent impossible d'utiliser son téléphone portable à l'intérieur des maisons. Il faut que tous les opérateurs s'engagent à mettre à disposition des solutions, pour un coût modique". Le ton est donné.

Les opérateurs devront trouver des solutions, à "un prix modique"

"Toutes les zones blanches doivent avoir disparu dans dix-huit mois", a même précisé le premier ministre dans un entretien à L’Union de Reims. Manuel Valls souhaite que les opérateurs aillent "au-delà de ce qui était prévu en inscrivant dans la loi l'obligation pour tous les opérateurs de donner accès dans ce même délai, pas seulement à la 2G, mais aussi à la 3G", a-t-il ajouté. Pour la 4G, il faudra encore attendre.

Et pour motiver ces professionnels, le premier ministre propose de créer une loi qui obligerait tous les opérateurs à fournir un accès aux réseaux. C’est autant une injonction qu’un rappel à l’ordre. En effet, en septembre dernier, l’Arcep a lancé des procédures contre les opérateurs pour des "manquements à leurs obligations". Cette fois, c’est une loi qui pourrait les contraindre de réduire cette fracture numérique géographique.

En attendant, ces espaces pourront être un refuge pour les électrosensibles comme c'est déjà le cas dans quelques régions françaises.

Pascal Samama