BFM Business

Les Parisiens, premiers utilisateurs en Europe d'Uber ou de ses concurrents

Selon l'étude de l'institut ORB, 63% des Européens disposent d’une voiture. Les Parisiens ne sont plus que 53% à en avoir une.

Selon l'étude de l'institut ORB, 63% des Européens disposent d’une voiture. Les Parisiens ne sont plus que 53% à en avoir une. - Ludovic Marin - AFP

Une étude de l'Institut ORB révèle que les Parisiens sont particulièrement friands des applis de VTC. L'arrivée massive de plusieurs acteurs sur ce marché a également convaincu de nombreux habitants des capitales européennes de ne plus posséder de voiture.

Les applis changent la vie. Après le succès d’Airbnb qui a bouleversé les usages du tourisme, c’est au tour des applis de VTC de montrer qu’elles ont fait évoluer la manière de se déplacer en ville. Selon un sondage* réalisé par l'institut ORB et commandé par Uber, un quart des Européens passe désormais par les services des VTC pour se déplacer. Et ce sont les Parisiens qui en sont les plus friands. Près de la moitié des habitants de la capitale (48%) étaient déjà clients de l’une de ces applis au cours des douze derniers mois. En proportion, c'est un chiffre légèrement supérieur aux Londoniens (46%), mais loin devant Varsovie (31%), Lisbonne (29%), Stockholm (23%) Barcelone (19%), Amsterdam (18%), Bruxelles (16%) et Berlin (12%).

En simplifiant la commande et le paiement des courses, les services comme Uber ou Chauffeur Privé ont imposé un nouveau mode de transport qui a amélioré la mobilité, mais pas seulement. Ils ont aussi réussi l’exploit de faire envisager à un grand nombre de citadins de ne pas posséder de voiture. Désormais, "plus des deux tiers (67%) des Européens estiment que les applications comme Uber peuvent constituer une réelle alternative à la possession d’une voiture individuelle", indique l'Institut ORB dans son communiqué. Les plus convaincus sont les Romains et les Lisboètes, qui estiment à 76% que l'utilisation des VTC pourrait les dissuader de posséder une voiture, devant les Berlinois (75%) et les Barcelonais (73%). Les Parisiens sont septièmes, à 66%.

"Lutter contre la congestion du trafic"

L'impact de ce bouleversement est-il déjà visible dans le mode de vie des urbains? Si 63% des Européens disposent d’une voiture, les Parisiens ne sont eux que 53% à en avoir une. Sur ce critère, seuls les habitants de Stockholm sont aussi peu équipés, avec 51% d’habitants qui possèdent un véhicule personnel. Sur ce critère, seules quatre villes sont au-dessus de la moyenne européenne: Rome (86%), Barcelone et Lisbonne (74% chacune), et Varsovie (67%).

"La façon dont nous nous déplaçons dans nos villes est en train de changer et les Européens sont prêts à envisager un avenir sans voiture individuelle", constate Pierre-Dimitri Gore-Coty, vice-président Europe, Moyen-Orient et Afrique d’Uber, en relevant que c’est surtout le transport multimodal qui a su relever le défi. "Les applications comme Uber, combinées avec les réseaux de transports en commun, permettent de lutter contre la congestion du trafic, d’améliorer la qualité de l’air dans nos villes, et de réduire les besoins en stationnement".

Uber, partenaire des collectivités pour améliorer la mobilité

Et comme l’a confié à BFMBusiness.com Alexandre Droulers, Directeur des projets de nouvelle mobilité Uber Europe de l'Ouest, cette combinaison des usages est désormais au cœur de la stratégie d’Uber. "Nous voulons développer des partenariats avec d’autres services de mobilité comme le partage de vélos, de scooters ou de voitures. Nous sommes l’un des acteurs de la mobilité urbaine et notre métier est de développer des solutions pour simplifier la mobilité du quotidien".

Selon ce responsable, des discussions sont déjà en cours avec des start-up et des collectivités. "On ne peut pas encore en dire plus, mais il s’agit de développer des offres similaires à celles qui ont été lancées aux États-Unis ou en Grande-Bretagne", indique Alexandre Droulers. "Dans le New Jersey, la ville de Summit a finalement renoncé à développer un réseau de tramways complexe et coûteux pour subventionner les courses Uber entre le domicile et la gare qui permet [aux habitants] de rejoindre New York pour leur activité professionnelle". Les applis de VTC comme Uber seront-elles demain les partenaires des grandes villes d’Europe pour améliorer les transports et permettre des économies sur les infrastructures?

* Cette étude a été réalisée en ligne entre le 4 août et le 16 août 2017 par l’institut ORB auprès d'un échantillon de 10.000 personnes résidant à Amsterdam, Barcelone, Berlin, Bruxelles, Lisbonne, Londres, Paris, Rome, Stockholm et Varsovie.

Pascal Samama