BFM Business

Les abonnés mobiles de moins en moins engagés avec leur opérateur

Dans le grand public, 60,7% du parc d'abonnés est libre de tout engagement (56% en y incluant les abonnés professionnels).

Dans le grand public, 60,7% du parc d'abonnés est libre de tout engagement (56% en y incluant les abonnés professionnels). - Bertrand Langlois-AFP

Désormais, 56% des forfaits mobiles sont libres de tout engagement. Il y a encore un an, la majorité des clients des opérateurs devaient patienter pour résilier leur abonnement.

Le marché français de la téléphone mobile n'est plus du tout "verrouillé" par de contrats de 12 ou 24 mois liant l'abonné à son opérateur. Au contraire, les forfaits libres d’engagement y sont devenus largement majoritaires : avec une part de marché de 56%, selon les statistiques publiées par l'Arcep sur le deuxième trimestre 2015.

Si l'on prend en compte le seul marché des particuliers (résidentiel), cette part atteignait 60,7%, au 30 juin 2015.

Cette proportion inclut les abonnements souscrits sur Internet sans durée d'engagement et ceux dont la période contractuelle engageant l'abonné avec son opérateur, est achevée.

Le baisse des offres mobiles prépayées s'accentue

Leur part ne cesse d'augmenter : de +1,9 point en un trimestre et de +7,2 points en un an. Preuve que la dynamique concurrentielle impulsée par Free et ses rivaux, qui ont multiplié les offres libres d'engagement (Sosh d'Orange, B&You de Bouygues Telecom et Red de SFR), plaît au consommateur.

Cette tendance structurelle intervient sur fond de légère régression, de l'ordre de 200.000, du nombre total de cartes SIM en service (71,1 millions), au 30 juin 2015, après un recul de 365 000 le trimestre précédent.

Ce recul trimestriel constaté est lié la baisse du nombre de cartes prépayées, qui s’est accentuée depuis trois trimestres (-570 000 cartes au deuxième trimestre 2015).

Cette chute du prépayé a pour corollaire la hausse du nombre total de forfaits. Leur nombre continue d’augmenter mais sur un rythme plus faible depuis le début de l’année 2015 avec une progression trimestrielle de 375 000 contre un peu plus de 700 000 en moyenne en 2014, ne compensant ainsi plus totalement la décroissance du marché des prépayés.

Frédéric Bergé