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Le bitcoin sort indemne des scandales

La chute de MtGox a "assaini le système".

La chute de MtGox a "assaini le système". - Antanacoins - Flickr - CC

La chute de MtGox et l'arrestation de son PDG, le Français Mark Karpelès, n'a pas entamé la crédibilité de la monnaie virtuelle. Elle garde ses détracteurs, mais elle sort renforcée des scandales.

Il était l'une des figures mondiale du bitcoin. Mark Karpelès a été arrêté samedi au Japon. Le français, PDG de MtGox (prononcez Monttegoxe), une plate-forme d'échange de bitcoin aujourd'hui fermée, est soupçonné de falsification de comptes après la disparition, en février 2014, de 850.000 bitcoins, soit près de 355 millions d'euros au cours actuel. Mais malgré les scandales qui y sont associés, la monnaie virtuelle n'arrête pas pour autant de séduire.

Pour ses détracteurs, l'absence de réglementation autour du bitcoin en fait un système monétaire virtuel dangereux, opaque et volatil. Pour ses partisans, c'est un moyen efficace d'être réellement son propre banquier et se passer d'intermédiaires.

100.000 e-commerce acceptent les bitcoins

Depuis 2009, année de naissance du bitcoin, près de 10 millions de portefeuilles ont été ouverts dans le monde. Désormais, près de 100.000 commerces en ligne l'acceptent comme moyen de paiement. De grosses sociétés comme Microsoft, Dell, Expedia, eBay, ou encore Starbucks, se sont laissées séduire.

"La chute de MtGox il y a 18 mois, au lieu de faire fuir les utilisateurs, a plutôt assaini le système", estime Joël Pobeda, directeur général de Ledger, une start-up française qui développe des solutions de sécurité pour détenteurs de bitcoin.

Les opportunités offertes par le bitcoin attirent même les banques traditionnelles qui montrent de plus en plus d'intérêt pour les crypto-monnaies. Au début de l'été, la Société générale publiait même une offre d'emploi pour un poste de développeur spécialisé dans le bitcoin.

Elisabeth Hu