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L'UFC et la CLCV s'insurgent contre le mariage SFR-Bouygues

Pour les deux associations de consommateurs, le rachat de Bouygues Telecom par SFR, serait négatif pour les consommateurs qui subiraient des factures plus élevées.

Les consommateurs n'ont rien à gagner à un éventuel rachat de Bouygues Telecom par SFR. Au contraire. C'est, pour les associations qui défendent leurs droits, une évidence.

"Le passage de quatre à trois opérateurs entraîne toujours une hausse des prix pour les consommateurs, on a pu l'observer partout en Europe, comme en Autriche dernièrement", a expliqué Cédric Musso, directeur de l'action politique à UFC-Que Choisir.

Le responsable d'UFC-Que Choisir a estimé que "ce sont 13 milliards d'euros de pouvoir d'achat" qui ont été gagnés par les consommateurs depuis l'entrée de Free sur le marché, et les baisses de tarifs consécutives. Et de rappeler que "lorsque nous n'avions que trois opérateurs, les tarifs étaient plus élevés, sans parler de certaines pratiques d'entente entre les groupes que nous n'avons pas oubliées".

Le responsable de l'association estime que "ce sont 13 milliards d'euros de pouvoir d'achat" qui ont été gagnés par les consommateurs depuis l'entrée de Free sur le marché, et les baisses de tarifs consécutives.

Un retour à la domination de trois opérateurs ?

De son côté, la CLCV exprime son opposition franche à un rapprochement "qui placerait à nouveau le marché français sous la domination de trois opérateurs".

Pour l'association de consommateurs, "parce qu’elle constituerait un véritable retour en arrière, la possibilité d’une concentration à trois opérateurs est donc très inquiétante pour les consommateurs français qui conservent le souvenir des factures de téléphone élevées qu’ils payaient à cette époque".

Elle en appelle aux pouvoirs publics pour maintenir la concurrence dans le secteur en facilitant l'entrée de nouveaux opérateurs, au cas où le rapprochement entre Bouygues Telecom et SFR s'effectuerait.

La CLCV rappelle notamment que les opérateurs mobiles virtuels (utilisant les antennes-relais de leur partenaire), qui pourraient jouer le rôle d'aiguillon sur le marché, sont concernés par un éventuel passage de quatre à trois acteurs. Pour eux aussi, un nombre restreint d'opérateurs signifierait moins de concurrence et un risque de prix de gros plus élevé.

Frédéric Bergé avec AFP