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Internet au bord de la saturation, le scénario qui inquiète les experts

Les centaines de millions d'utilisateurs d'ordinateurs, de smartphones, de tablettes et d'objets connectés en tous genres vont-ils contraindre les gestionnaires du réseau rationner nos usages numériques ?

Les centaines de millions d'utilisateurs d'ordinateurs, de smartphones, de tablettes et d'objets connectés en tous genres vont-ils contraindre les gestionnaires du réseau rationner nos usages numériques ? - Dale de la Rey (AFP)

Lors d'un colloque à la Royal society de Londres l'équivalent de notre académie des sciences-, des experts s'inquiètent... Nos usages numériques pourraient saturer Internet d'ici 2023…

Les spécialistes appellent ça le "capacity crunch"... Echange massif de données, streaming vidéo, avalanche d'objets connectés... Nous sommes devenus tellement boulimiques d'internet que les infrastructures actuelles pourraient bientôt ne plus suffire...

En l'occurrence, les câbles de fibre optique qui servent à faire transiter l'information... A écouter certains experts, d'ici 8 ans, les tuyaux seront bouchés... Ils évoquent même la possibilité de "rationner internet"...

Ce risques ont été évoqués lors d'un colloque organisé par la Royal Society de Londres ce 11 mai.

Autre risque : une pénurie d’énergie en 2035 ?

Seule solution : investir massivement dans les réseaux au risque de faire augmenter la facture... Ou alors faire payer plus cher ceux qui consomment beaucoup... Ce que les opérateurs télécoms attendent depuis longtemps…

Les scientifiques soulèvent un deuxième problème, il est énergétique... Au Royaume-Uni, 8% de la production d'énergie du pays, l'équivalent de trois centrales nucléaires, est aujourd'hui nécessaire pour faire tourner l'écosystème du web, notamment les fermes de serveurs où sont stockées les données...

Mais là encore, l'évolution de la demande est exponentielle... A tel point que ces mêmes experts estiment qu'à l'horizon 2035, la production actuelle d'énergie suffira tout juste à alimenter nos besoins en internet.

Anthony Morel