BFM Business

Il ne suffit pas d’être né un portable à la main pour comprendre la transformation digitale

La qualité première d’un digital native est sa capacité d’intégration au sein d’équipes traditionnelles.

La qualité première d’un digital native est sa capacité d’intégration au sein d’équipes traditionnelles. - Pixabay

Aussi digital natives qu’ils soient, seuls ceux capables de s’intégrer à des équipes traditionnelles, sauront faire la différence. Les digital migrants doivent de leur côté être proactifs et participer à des événements et des formations autour de la transformation digitale.

Le digital va fortement impacter le métier de 63% des salariés actuels, révèle une étude toute récente réalisée par TNS Sofres pour Abilways. Dans le même temps, seuls 27% d’entre-eux affirment se sentir tout à fait à l’aise avec les nouvelles pratiques digitales. Si l’on écoute ses chiffres, la solution consisterait donc à ne plus embaucher que des digital natives. « Il ne suffit pas d’être né à partir des années 80, d’avoir un portable greffé dans la main et de passer son temps sur les réseaux sociaux pour avoir les compétences nécessaires pour la transformation digitale », répond Emmanuel Stanislas, fondateur et dirigeant du cabinet de recrutement Clémentine.

A l’embauche, privilégier les évangélistes

En fait, les profils idéaux reposent sur des individus capables de diffuser la culture digitale au sein d’équipes plus traditionnelles. La faculté de mobilisation et de formation représente en outre un atout majeur. « Il peut s’agir d’évangélistes ou d’experts, explique Emmanuel Stanislas. Mais ce rôle ne doit pas revenir aux managers. La diffusion de la culture digitale incombe surtout à ceux qui détiennent la compétence opérationnelle ».

En interne, miser sur la formation

Enfin, si l’entreprise a la responsabilité d’assurer l’évolution de ses collaborateurs, notamment de ses digital losts (ceux totalement dépassés et/ou réfractaires à l’évolution) et de ses digital migrants, enclins à suivre la transformation, « il y va de la responsabilité de chacun d’être en charge de sa propre employabilité », assure Emmanuel Stanislas. Cela passe par des formations, des participations à des séminaires, des conférences ou des salons sur le digital, voire par de l’auto-formation sur Internet par exemple.

Eddye Dibar