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Hamon tance les opérateurs sur la surenchère des débits

Les opérateurs sont dans le viseur des autorités qui mettent en cause la "loyauté" de leur communication sur le débit de leurs réseaux.

Les opérateurs sont dans le viseur des autorités qui mettent en cause la "loyauté" de leur communication sur le débit de leurs réseaux. - -

Le ministre délégué à l'Economie sociale et solidaire et à la consommation a envoyé une lettre à Orange, SFR, Bouygues et Free pour les mettre en garde sur l'honnêteté de leur communication concernant leurs débits.

Les opérateurs télécoms dans le viseur de Bercy. Dans une lettre révélée par le Parisien ce 7 octobre, et dont nous nous sommes procurés une copie, Benoît Hamon, le ministre de la Consommation, met en garde Orange, SFR et les autres sur la véracité des informations données dans leurs publicités, notamment en matière de débits.

C'est une cruelle désillusion qu'on a tous connu. L'écart entre les pubs des opérateurs, qui nous promettent des débits théoriques extraordinaires, et la connexion réelle que vous avez chez vous, à la maison ou sur votre mobile.

Désormais, Orange, SFR, Bouygues et Free devraient faire un peu plus attention. Dans une lettre envoyée vendredi 4 octobre, le gouvernement leur demande de "veiller à la loyauté de leur communication commerciale en matière de débits".

L'Arcep recadre sèchement Free

Bercy a mis la répression des fraudes, sur le coup. Et le ministère ne mâche pas ses mots : "les allégations de nature à induire les consommateurs en erreur sont susceptibles d'être qualifiées sous l'angle des pratiques commerciales trompeuses".

Dans un premier temps, ce sont les offres "internet fixe" qui sont concernées. La semaine dernière déjà, l'Arcep avait sèchement recadré Free, qui avait lancé en grande pompe une offre fibre à 1 gigabit par seconde. Une annonce "partiale et inexacte", avait rectifié le gendarme des télécoms.

Mais au cabinet de Benoît Hamon, on nous explique que des arrêtés sur d'autres technologies, notamment la 4G vont suivre dans les semaines qui viennent.

Anthony Morel